Plus de 1 400 familles endeuillées se sont réunies pour une cérémonie de plantation exceptionnelle, organisée en mémoire de leurs proches dans la nouvelle forêt créée par le Fonds national juif (KKL-JNF), dédiée à l’ensemble des victimes de guerre, civiles et militaires.
Cette nouvelle forêt, baptisée forêt des « Épées de fer », a été aménagée à Horvat Mador, sur le site du parking de Re’im. Il s’agit de la plus grande forêt commémorative d’Israël, consacrée aux victimes de l’attentat du 7 octobre et de la guerre des Épées de fer.
S’étendant sur environ 37 hectares, la forêt a accueilli, lors de cet événement, la plantation de plus de 1 800 arbres. Des familles venues de tout le pays ont ainsi participé à la plantation d’un arbre en mémoire de leurs proches disparus. L’originalité du projet réside dans le fait qu’à côté de chaque arbre est gravée une chanson choisie par les familles, que les visiteurs peuvent écouter sur place, offrant un hommage à la fois personnel et profondément singulier.
Le président du KKL-JNF, Eyal Ostrinsky, a pris part à la plantation de trois arbres en mémoire de son ami proche, feu Ofir Lipstein, chef du Conseil régional de Shaar HaNegev, tombé au combat en défendant sa communauté ; de son fils, feu Nitzan Lipstein ; ainsi que de Shahar Aviani, le Ravshatz du kibboutz, également tombé héroïquement en défendant son foyer. Les arbres ont été plantés par la veuve d’Ofir, Vered Lipstein, leur fils Idan, et le frère de Vered, Uri Epstein, actuel chef du Conseil de Shaar HaNegev.
À l’issue des plantations, Eyal Ostrinsky a poursuivi sa visite par une découverte guidée du mémorial situé sur le parking de Re’im, sur le site du festival « Nova ». Il était accompagné de Yaniv Maimon, directeur de la région Sud, de l’artiste Amir Khodorov, auteur du mémorial, ainsi que de Meir Zohar, père de feu Bar et représentant des familles Nova auprès du KKL-JNF. Il a pu mesurer de près la force symbolique de ce lieu, qui accueille actuellement près de 3 000 visiteurs par jour, et a souligné l’importance d’en faire un véritable lieu de mémoire vivant, au cœur de la nature.
Lors de l’événement, Eyal Ostrinsky a déclaré :
« Ces plantations symbolisent notre présence et notre engagement à rester ici pour toujours. Face à ceux qui ont cherché à nous anéantir, nous planterons toujours plus d’arbres, nous nous enracinerons davantage et nous développerons les infrastructures, les villages et les communautés pour de nombreuses années à venir. Le va-et-vient incessant des familles témoigne de la force de ces projets commémoratifs en pleine nature : des projets qui font renaître la vie face à la mort, qui choisissent la croissance plutôt que le déclin. »















