Un acte sioniste fondateur pour une génération
Du 22 au 28 février, 130 jeunes des Éclaireuses et Éclaireurs Israélites de France ont vécu en Israël un voyage pédagogique exceptionnel conçu avec le KKL de France. Entre découverte écologique, rencontres humaines et immersion dans l’histoire contemporaine du pays, cette expérience s’est transformée en véritable moment fondateur. Conçu bien avant les tensions géopolitiques actuelles, le séjour a pris une dimension encore plus forte lorsque la guerre avec l’Iran a éclaté, mettant à l’épreuve la solidarité et la maturité de ces adolescents.
Conçu depuis plus d’un an avec le Centre national des EEIF, avenue de Ségur à Paris, ce voyage pédagogique d’envergure est né d’un partenariat étroit entre le mouvement scout et le KKL de France, et d’autres partenaires tels que le FSJU, MDA, …, et opéré par la Havaya Israélite.
Sous l’impulsion de Jérémy Houri, commissaire général des EEIF, et avec l’engagement de son équipe, ce projet avait une ambition claire : reconnecter à Israël la nouvelle génération du plus grand mouvement de jeunesse juif en France et en Europe.
Avec près de 5 000 membres répartis dans une quarantaine de groupes locaux, les EEIF constituent en effet un acteur majeur de l’éducation juive informelle. Le voyage a réuni 130 jeunes de 16 ans, les « PIF », (la branche dite « Perspective ») accompagnés d’une maîtrise expérimentée, appelés dans les années à venir à devenir eux-mêmes animateurs du mouvement.
« Dans le contexte particulièrement tendu qui a suivi le 7-Octobre 2023, organiser un tel séjour représentait un défi et nous l’avons relevé avec toutes les forces vives du Mouvement scout ! », confie Robert Zbili, président du KKL de France dont la Jeunesse est la ‘’priorité de son mandat’’. Il a été relevé grâce au volontarisme du président des EEIF Mathias Vaisbrot, au soutien de partenaires engagés et au rôle décisif du KKL de France, qui a accompagné le projet à la fois financièrement et pédagogiquement.
« Depuis 1923, les EEIF écrivent l’histoire d’une jeunesse juive qui vibre dans chaque cri de ralliement et dans chaque action. En ce mois de février, les PIFs des EEIF, âgés de 16 à 18 ans, venus de groupes locaux de toute la France, se sont retrouvés en Terre sainte pour donner du sens à une seule devise : « Pour le bien, toujours prêts ».
Trois semaines après Tou Bichvat, c’est à Modiin que nous avons fait halte. Accompagnés de Philippe Levy, responsable du département Éducation au KKL, et de David Achouat, notre guide, nous avons planté les racines d’un arbre qui portera la trace de notre passage. L’émotion était forte, et le ciel lui-même s’est mis à pleurer, comme si les racines de l’arbre cherchaient déjà à s’élever vers le ciel.
Car rien n’est plus ancré que les racines d’un arbre, et je ne souhaite qu’une chose : que les EEIF continuent de grandir, de s’élever et de porter leurs branches toujours plus haut.Depuis 1923, les EEIF écrivent l’histoire d’une jeunesse juive qui vibre dans chaque cri de ralliement et dans chaque action. En ce mois de février, les PIFs des EEIF, âgés de 16 à 18 ans, venus de groupes locaux de toute la France, se sont retrouvés en Terre sainte pour donner du sens à une seule devise : « Pour le bien, toujours prêts ».
Trois semaines après Tou Bichvat, c’est à Modiin que nous avons fait halte. Accompagnés de Philippe Levy, responsable du département Éducation au KKL, et de David Achouat, notre guide, nous avons planté les racines d’un arbre qui portera la trace de notre passage. L’émotion était forte, et le ciel lui-même s’est mis à pleurer, comme si les racines de l’arbre cherchaient déjà à s’élever vers le ciel.
Car rien n’est plus ancré que les racines d’un arbre, et je ne souhaite qu’une chose : que les EEIF continuent de grandir, de s’élever et de porter leurs branches toujours plus haut.Depuis 1923, les EEIF écrivent l’histoire d’une jeunesse juive qui vibre dans chaque cri de ralliement et dans chaque action. En ce mois de février, les PIFs des EEIF, âgés de 16 à 18 ans, venus de groupes locaux de toute la France, se sont retrouvés en Terre sainte pour donner du sens à une seule devise : « Pour le bien, toujours prêts ».
Trois semaines après Tou Bichvat, c’est à Modiin que nous avons fait halte. Accompagnés de Philippe Levy, responsable du département Éducation au KKL, et de David Achouat, notre guide, nous avons planté les racines d’un arbre qui portera la trace de notre passage. L’émotion était forte, et le ciel lui-même s’est mis à pleurer, comme si les racines de l’arbre cherchaient déjà à s’élever vers le ciel.
Car rien n’est plus ancré que les racines d’un arbre, et je ne souhaite qu’une chose : que les EEIF continuent de grandir, de s’élever et de porter leurs branches toujours plus haut.»
Sabah Librati, 22 ans
Animatrice sur le voyage des EEIF en Israël.
L’originalité du séjour résidait dans la diversité de ses approches pédagogiques. Trois thématiques structurantes ont guidé l’ensemble du programme :
Le KKL, institution pionnière du sionisme écologique depuis plus de 120 ans, a joué un rôle central dans cette approche. Et au fil des jours et des activités, les jeunes scouts ont pu toucher du doigt la réalité de ses missions grâce à des guides bien formés et à l’enthousiasme communicatif.
Parmi les temps forts du voyage :
Lou, animatrice attitrée du groupe « Écologie -KKL », ne cache pas son, émotion, à la lecture de la prière de circonstance : « Et dire que je vais pouvoir revenir ici (prenant soin de géolocaliser l’endroit de son plant) pour voir grandir le bel amandier de notre promo ! ».
« Ces activités, diverses, riches en contenus, échanges et expérimentations, ont permis aux participants de saisir une dimension essentielle du sionisme contemporain : l’alliance entre enracinement dans la terre et innovation technologique. », déclare Loren Amouyal, guide chargée du groupe « Écologie-KKL ».
Au-delà de l’écologie, le voyage a également été jalonné de rencontres humaines marquantes.
À Beer-Shev’a, au Sud, les jeunes ont partagé un moment fort avec les enfants de l’association Negba, partenaire du KKL de France, et dirigée par Eliav Geissmann. Il avait déjà accueilli l’été dernier les enseignants emmenés par le département Éducation lors du séminaire mondial organisé par le KKL Israël.
Celui-ci s’exprime sur son compte LinkedIn : « Nous avons accueilli un groupe d’EEIF venus apprendre et recevoir des outils pour travailler avec les enfants et les jeunes dans le cadre de l’éducation informelle (…) Merci au KKL-JNF, au FSJU et à la Havaya Israélite pour leur partenariat ! ».
Les PIF avaient préparé en amont des activités adaptées : jeux, improvisations, chants et petites chorégraphies permettant de dépasser la barrière de la langue et de créer un véritable moment de partage.
Elia V, animatrice d’un des groupes témoigne : « Apprentie comédienne, j’ai eu à cœur de mettre mes idées et ma créativité dans des saynètes sans parole pour créer de la complicité avec ces enfants tellement attachants ! »
Un autre temps pédagogique important fut l’activité sur les grandes cartes d’Israël, la célèbre I-MAP de 1,50 m du KKL, animée par Philippe Lévy, responsable du département Éducation-Jeunesse du KKL, présent aux côtés des 130 jeunes pendant une bonne partie de ce voyage d’étude.
Il commente : « À travers cette approche visuelle et interactive, les jeunes ont pu comprendre la géographie du pays, ses enjeux stratégiques, les réalités démographiques et environnementales. Cette lecture concrète du territoire a permis de relier l’histoire du sionisme aux défis contemporains d’Israël. »
Sarah H. des EEIF témoigne à son retour d’Israël : « Cette activité de la carte augmentée a vraiment marqué nos jeunes. Lorsque la guerre a éclaté et les alertes ont retenti, nous avons alors compris avec mon groupe à quel point la sensibilisation sur les principales régions d’Israël et les sites stratégique
Le séjour a également confronté les jeunes à la réalité tragique du présent. La visite du mémorial du festival Nova, suivie du témoignage bouleversant d’une survivante, Mazal, a profondément marqué les participants. Ce moment de recueillement a ouvert des discussions et des conférences sur la résilience israélienne et les défis auxquels la société doit faire face depuis les attaques du 7-Octobre. Pour beaucoup de ces adolescents, cette visite a donné une dimension concrète à ce qu’ils avaient jusqu’ici surtout perçu à travers les médias.
Elisheva B. : animatrice franco-israélienne des EEIF confie : « Avec la fatigue du vol de nuit et le récit vibrant de Mazal, la rescapée de Nova, faisant suite à l’inauguration du bosquet pour Ilan (zal), l’émotion était au comble parmi mes jeunes (…) Mais ce condensé de résilience nous suivra tout au long du séjour, notamment quand la guerre avec l’Iran a éclaté, pour comprendre l’incroyable sens du collectif des Israéliens dans ces épreuves existentielles ! Nous avons d’ailleurs mis en place de nombreux cercles de parole pour en discuter, de façon cathartique, avec les PIF…».
Alors que le séjour touchait à sa fin, la situation géopolitique a brusquement basculé. Les jeunes se trouvaient à Jérusalem lorsque la guerre avec l’Iran a éclaté. Alertes successives, consignes de sécurité, incertitude : pendant plusieurs jours, les participants ont dû faire preuve de sang-froid et de solidarité. Encadrés par leurs responsables, ils ont montré une remarquable maturité face au stress et aux contraintes de la situation.
La gestion de crise menée par Jérémy Houri et les équipes éducatives a été exemplaire. En coordination avec les autorités et les partenaires, une décision délicate a été prise : organiser un rapatriement via Taba, en Égypte, afin de permettre aux jeunes de rejoindre un avion affrété pour la France.
Grâce à un travail diplomatique constant et au soutien de partenaires, l’opération s’est déroulée avec succès. Et quelle ne fut pas la joie des parents au Terminal 3 de l’aéroport Charles de Gaulle, ce 5 mars à 17h10, lorsqu’ils ont pu enfin étreindre leurs enfants dont le retour prodigue signait une page historique du Mouvement au regard du conflit qui a éclaté.
Céline A., maman de Jonah, participant du groupe « Écologie » confie les yeux embués : « Merci aux organisateurs et particulièrement au KKL de leur avoir montré des réalisations grandioses qui ont fait et continuent de façonner Israël ! ».
Ce voyage restera sans doute comme un moment fondateur pour ces jeunes EEIF. Il leur a permis de découvrir Israël autrement : non pas seulement comme une réalité lointaine ou médiatique, mais comme une société vivante, complexe, innovante et résiliente.
Jérémy Houri, CG du Mouvement conclut : « À travers la nature, les rencontres, l’histoire et même l’épreuve inattendue de la guerre, ils ont expérimenté ce que le grand éducateur juif Avraham Infeld (ndlr, grand éducateur juif) appelait les ‘’5 piliers de l’identité juive’’, comme les 5 pieds d’une même table : la mémoire, la famille, l’Alliance, la langue et la Terre d’Israël, que nous avons adoptés comme référentiel éducatif. »
En soutenant fortement ce projet, le KKL de France poursuit un objectif clair : former une jeunesse consciente, enracinée et capable de comprendre les enjeux du monde contemporain.
Car transmettre le lien à Israël ne se décrète pas. Il se vit, se marche, se plante, parfois même dans l’adversité. « Date est prise l’année prochaine pour transformer l’essai et poursuivre ce travail exigeant, longitudinal et engagé qui fera monter en compétence une génération fière de son identité juive et outillée intellectuellement ! » (Robert Zbili).





























































































