Depuis le début de la guerre des Épées de fer et l’escalade des tensions le long de la frontière nord d’Israël, les communautés frontalières vivent sous une menace constante.
Habitants, agriculteurs, équipes de secours et autorités locales sont confrontés à des attaques incessantes, à des alertes répétées et à une exposition permanente au danger, aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones agricoles.
Les champs, les vergers, les serres, les élevages de volailles et les exploitations d’élevage bovin sont devenus des cibles directes, souvent dépourvues de toute protection accessible.
Les communautés frontalières du nord d’Israël ne sont pas seulement en première ligne face aux défis sécuritaires du pays ; elles jouent également un rôle essentiel dans son approvisionnement alimentaire. Cette région contribue de manière significative à la production agricole nationale, notamment en regroupant une grande partie des vergers de pommiers du pays, ainsi qu’une part importante de sa production d’œufs.
Protéger les agriculteurs de ces terres, c’est donc aussi préserver la sécurité alimentaire d’Israël.
L’attaque meurtrière de Metoula a tragiquement mis en lumière cette réalité. L’agriculteur israélien Omer Weinstein et quatre ouvriers agricoles thaïlandais ont été tués lors d’une frappe directe du Hezbollah, alors qu’ils travaillaient dans un verger de pommiers près de la frontière libanaise.
Ils accomplissaient des tâches agricoles essentielles lorsque leur vie a été brutalement fauchée.
Leur mort a mis en évidence une vérité douloureuse : dans de nombreuses zones agricoles du nord d’Israël, il n’existe tout simplement aucun endroit où se mettre à l’abri.
Les agriculteurs continuent pourtant d’assurer une mission vitale pour le pays en travaillant dans des espaces ouverts et exposés, où chaque seconde compte. En l’absence d’abris accessibles dans les champs, chaque journée de travail peut devenir un risque mortel.
Conscient de l’urgence de la situation, le Keren Kayemeth LeIsrael – Fonds national juif (KKL-JNF) finance l’acquisition et l’installation d’abris antibombes mobiles dans 16 localités situées le long de la frontière nord d’Israël, y compris dans les zones agricoles et les exploitations en activité.
Ces abris ne constituent pas une infrastructure de confort, mais un équipement vital.
Installés au cœur des vergers, des serres, des exploitations agricoles et des pâturages, ils permettent aux agriculteurs et aux travailleurs agricoles de poursuivre leurs activités essentielles dans des conditions de sécurité renforcées, malgré les menaces constantes.
Ils offrent une protection immédiate là où aucune autre solution n’existe.
Les dommages subis par l’agriculture du nord sont déjà considérables. Les attaques répétées, les restrictions d’accès aux terres agricoles, les récoltes détruites et la pénurie de main-d’œuvre ont entraîné de lourdes pertes économiques.
Certains vergers et certaines zones de culture devront faire l’objet de plusieurs années de reconstruction.
Malgré ces difficultés, les agriculteurs israéliens continuent de se rendre chaque matin dans leurs exploitations.
Ils ne devraient pas avoir à le faire sans protection.
Votre soutien permettra de financer l’installation d’abris antibombes mobiles dans les zones agricoles les plus exposées, afin de sauver des vies et de garantir la continuité de l’agriculture israélienne en cette période critique.
C’est ainsi que se construit la résilience : non seulement en défendant les frontières, mais aussi en protégeant celles et ceux qui font vivre ces terres.
Il est temps d’agir.
Soyons solidaires des agriculteurs du nord d’Israël. Soyons solidaires de ceux qui continuent, malgré les menaces, à nourrir le pays et à renforcer sa résilience.











