Au cœur de la forêt de Guvrin, dans le sud d’Israël, le KKL et l’Autorité israélienne des antiquités viennent d’inaugurer la forteresse de Glaon restaurée. Un site archéologique exceptionnel, témoin des bouleversements qui ont marqué la Terre d’Israël à l’époque des Juges.
Édifiée au milieu du XIIe siècle avant notre ère, la forteresse de Glaon remonte à une période de profonds changements politiques et territoriaux. Alors que la région de Canaan se trouvait encore sous influence égyptienne, l’installation progressive des Israélites et des Philistins modifiait les rapports de force.
Selon les archéologues, cette forteresse, probablement cananéenne et liée à l’ancienne cité de Lakish, occupait une position stratégique, dominant la route reliant la plaine côtière aux collines de Judée. Ses vestiges apportent un éclairage précieux sur cette époque de rivalités territoriales, également évoquée dans le Livre des Juges.
Un investissement de 400 000 shekels
Déjà ouvert au public sous une forme limitée il y a six ans, le site vient de bénéficier d’importants travaux de restauration et d’aménagement, réalisés par le KKL en partenariat avec l’Autorité israélienne des antiquités.
Grâce à un investissement d’environ 400 000 shekels, les vestiges ont été consolidés, les contours des anciennes constructions mis en valeur et de nouvelles infrastructures d’accueil aménagées. Un chemin accessible aux personnes à mobilité réduite, des places de stationnement adaptées, une aire de pique-nique et une nouvelle signalétique permettent désormais de découvrir le site dans de meilleures conditions.
La forteresse se trouve au cœur de la forêt de Guvrin, dont les premières plantations par le KKL remontent à 1963. S’étendant aujourd’hui sur 440 hectares, cette forêt associe conifères, feuillus et végétation méditerranéenne naturelle, avec des espaces qui se couvrent de fleurs au fil des saisons.
Pour le KKL, cette restauration illustre une mission essentielle : préserver les traces de l’histoire de la Terre d’Israël tout en les transmettant aux générations futures.
En associant patrimoine archéologique, protection des espaces naturels et accueil du public, le KKL contribue à faire vivre un héritage vieux de plus de trois millénaires.
