Du 22 janvier au 4 février, le département Éducation du KKL France a orchestré une tournée exceptionnelle dans plus de 25 établissements à Paris et en région. Ce « Tou Bichvat Tour », devenu rendez-vous incontournable, célèbre bien plus qu’une tradition : il incarne un acte fondateur du sionisme moderne en reliant concrètement la jeune génération à la Terre d’Israël.
Écoles juives, mouvements de jeunesse et associations étudiantes ont ouvert leurs portes pour accueillir une programmation riche et variée. Ateliers de sensibilisation environnementale, découverte des « mots de la nature » grâce au tout nouveau cahier EKKOLOGIA (développé en partenariat avec le site À cours d’hébreu), plantations, bouturages, jeux ludiques autour de la carte d’Israël et des 7 espèces traditionnelles, chants et quiz interactifs… Cette semaine intense a marqué les esprits et les cœurs.
L’équipe du département Éducation a pu compter sur le renfort précieux des shinshiniot de l’Agence Juive, présentes dans les principaux établissements scolaires de Paris et de province, ainsi que sur les shlihim et animateurs des mouvements de jeunesse (Bné Akiva, Betar, DEJJ, EEIF…). Une véritable « task force » dynamique et passionnée, formée en amont grâce à des ressources pédagogiques adaptées.
Philippe Lévy, responsable du département Éducation, se réjouit : « L’accueil réservé par les enfants et leurs enseignants a été exceptionnel ! Il témoigne d’une relation partenariale profonde et chaleureuse avec nos structures partenaires. Celles-ci reconnaissent dans les interventions du KKL une approche ludo-pédagogique complète, alliant histoire du sionisme, responsabilité écologique et engagement collectif. »
Johan Attal, directeur de l’établissement Rambam-Maïmonide, qui collabore régulièrement avec le KKL (notamment sur le projet d’exposition sur Jérusalem avec audioguide réalisé par une classe de 4ème), confirme : « Les équipes du KKL, renforcées par notre animatrice franco-israélienne Eden, ont transmis à nos élèves des notions écologiques essentielles. La green-tech israélienne, la gestion des écosystèmes forestiers, l’hydrologie… Tout a été abordé de manière ludique et interactive. Objectif pleinement atteint : nos jeunes pousses sont désormais sensibilisées à la préservation des espaces verts et maritimes ! ».
Chlomo Zenou, collaborateur du département, s’est notamment rendu dans de nouveaux établissements dont les enseignants ont participé au séminaire mondial de l’Éducation en juillet dernier. Il observe une fidélité croissante de ces professionnels de l’éducation envers les réalisations environnementales du KKL : « Les enseignants qui ont découvert nos forêts, bassins et réservoirs d’eau lors du séminaire sont revenus transformés. Ils ne sollicitent plus seulement une intervention ponctuelle, mais souhaitent établir un partenariat durable, fondé sur l’expertise du KKL en matière d’écologie responsable et citoyenne. »
























Au-delà du marathon que représente cette tournée annuelle, le Tou Bichvat Tour incarne la mission éducative du KKL : transmettre aux jeunes générations l’amour de la Terre d’Israël et les valeurs environnementales qui façonnent son avenir. Un succès qui appelle déjà de nouvelles collaborations pour l’année à venir.
Dans le prolongement du Tou Bichvat Tour, le 3 février, le célèbre établissement scolaire Lucien de Hirsch (Paris 19e) a accueilli une initiative aussi originale que touchante. Organisée conjointement par le département de l’éducation du KKL et le Club Seniors, emmené par Lynda Bigielman, une activité intergénérationnelle a réuni une classe de CM2 et des aînés de la communauté pour un moment de partage inoubliable.
Encadrés par des animateurs et les équipes pédagogiques, enfants et seniors ont planté ensemble des herbes aromatiques : ciboulette, aneth, thym… Un geste simple qui a pris tout son sens dans cette rencontre entre deux générations que tout semble séparer, mais qu’un fil invisible relie : l’amour du récit et de la transmission.
Le spectacle était à la fois joyeux et profondément touchant : voir ces petites mains d’enfants et ces mains plus parcheminées planter les graines ensemble dans des jardinières préalablement décorées par les élèves eux-mêmes. Ces jardinières, véritables œuvres d’art colorées, dessinées en amont par les enfants, ont été offertes à l’école Lucien de Hirsch, symbole durable de cette belle journée.
L’animation a été ponctuée de musique et de récits savoureux. Les aînés ont partagé avec les enfants de petites histoires autour des recettes de cuisine qui font la part belle à ces herbes aromatiques. Annie, Léa, Jean-Pierre ont notamment transmis comment ces plantes venaient apporter un supplément d’âme et de goût aux traditions culinaires familiales, créant ainsi un pont entre passé et présent, entre mémoire et avenir.
Après cette plantation joyeuse et sur les mélodies à la guitare de Isaac alias Jacky, nous sommes passés dans la classe de Déborah Gratzer, en charge du Primaire, en compagnie de l’emblématique Corinne Benichou, en charge de la vie scolaire et artisane historique du partenariat avec le département Education du KKL. C’est elle qui, depuis des années, tisse patiemment ce lien si précieux entre les générations, faisant dialoguer les élèves et les aînés dans une transmission vivante et authentique.
Étaient présents Franck et sa sœur Roselyne, anciens élèves internes de Lucien de Hirsch, Jacob, ancien surveillant de l’institution scolaire marquée de 125 ans – l’âge du KKL -, les deux Annie, Léa, Jean-Pierre, Isaac… Ces seniors, que Lynda Bigielman, en charge du club, a rebaptisés avec tendresse « Jeuniors », incarnent la mémoire vivante de l’école et du judaïsme français.
Philippe Lévy, responsable du département Education, a orchestré un véritable dialogue entre les âges, invitant chacun à se questionner mutuellement : sur le sens de la retraite, sur les métiers exercés naguère par nos aînés, sur les valeurs fondamentales qu’ils y ont apprises et cultivées (solidarité, Tikoun olam, célébration des fêtes juives…), sur leurs passions et leurs engagements. Un moment rare de partage intergénérationnel où la parole circule librement, où les regards s’illuminent, où l’histoire personnelle rencontre l’Histoire collective.
Le geste de Franck résume à lui seul toute la portée de cette rencontre : il a remis à la classe un petit cadre sur « l’arbre de vie », objet transmissionnel par excellence, symbole tangible de cette chaîne qui relie les générations. Ce cadre témoigne avec force de ce que l’école juive, républicaine et sioniste, telle que Lucien de Hirsch a su produire : des personnalités engagées, conscientes de leurs
responsabilités, porteuses de valeurs et désireuses de les transmettre. Dans ce geste simple et profond se joue l’essence même de notre tradition : le passage de témoin, la continuité, la fidélité à un héritage tout en préparant l’avenir.
Face au succès de cette initiative et à l’émotion palpable qui a traversé la salle, il est désormais question de reproduire ce format dans d’autres classes de l’établissement tout au long de l’année. Car ces moments de rencontre ne sont pas seulement pédagogiques : ils sont fondateurs, structurants, porteurs de sens pour des jeunes qui découvrent que leur histoire s’inscrit dans une continuité bien plus vaste qu’eux-mêmes.
Comme il est de coutume au KKL, les « Jeuniors » se sont retrouvés pour fêter Tou Bichvat, dans un restaurant privatisé pour l’occasion. Daniel Benlolo, délégué général du KKL de France, présent pour partager ce déjeuner, a salué ce moment si précieux pour les participants, tellement heureux de pouvoir enfin se retrouver.
Le seder de Tou Bichvat a été animé avec brio par le Grand Rabbin Olivier Kaufmann qui a rappelé le sens profond de cette fête : la célébration du « Nouvel An des arbres » qui nous invite à penser aux générations futures, à notre responsabilité envers la nature et la Terre d’Israël.
Cette belle initiative illustre parfaitement l’une des missions essentielles du KKL : transmettre les valeurs de Tou Bichvat de manière transgénérationnelle. En créant ces moments de rencontre entre les jeunes et les aînés, le KKL tisse des liens qui dépassent les âges et inscrivent durablement dans les cœurs l’importance de planter, de cultiver et de transmettre.











