Plus d’un demi-million de cigognes blanches survolent Israël deux fois par an lors de leurs migrations saisonnières. Elles voyagent parfois en immenses volées, rassemblant plusieurs milliers d’oiseaux. Le mois dernier, le parc du lac de Hula, géré par le KKL-JNF, a accueilli des milliers de cigognes, alors que la migration printanière atteignait son apogée.
Les cigognes blanches volent uniquement de jour. La nuit, elles se reposent dans les arbres. Au parc du lac de Hula, on les observe souvent perchées sur les systèmes d’irrigation des champs environnants. Ces oiseaux se nourrissent principalement de rongeurs, d’amphibiens, de reptiles et de gros insectes. Ils jouent ainsi un rôle important dans la lutte antiparasitaire naturelle et aident les agriculteurs en réduisant la présence des ravageurs dans les cultures. C’est pourquoi ils sont considérés comme particulièrement utiles à l’agriculture.
Les cigognes blanches de la voie migratoire orientale se déplacent entre leurs aires de reproduction en Europe et en Asie, et leurs quartiers d’hiver en Afrique subsaharienne. Au printemps, elles retournent chaque année vers les mêmes nids et retrouvent souvent les mêmes partenaires. Les deux parents prennent soin de leurs petits et se partagent la responsabilité de leur croissance.
Les cigognes utilisent les courants ascendants d’air chaud, appelés thermiques, pour parcourir de longues distances. Comme ces thermiques ne se forment pas au-dessus des grandes étendues d’eau, elles évitent de survoler les océans. Elles empruntent donc des routes terrestres entre les continents, et Israël constitue une étape majeure sur leur parcours. Le parc du lac de Hula, géré par le KKL-JNF, leur offre nourriture et aires de repos sûres, ce qui en fait une halte essentielle lors de leur migration.
Yaron Charka, ornithologue en chef du KKL-JNF, a déclaré : « La cigogne blanche est l’espèce qui, pendant de nombreuses générations, a symbolisé la migration et l’aspiration à la Terre d’Israël pour les Juifs, de l’Éthiopie jusqu’à la Pologne. Aujourd’hui, il nous incombe de veiller à ce qu’Israël, étape essentielle sur la route migratoire des cigognes et de nombreuses autres espèces d’oiseaux, continue de soutenir ce miracle de la migration qui se déroule sous nos yeux deux fois par an. »







