Hier soir, le KKL de France recevait autour de journalistes, Iraj Mesdaghi, écrivain iranien, ancien prisonnier politique et témoin direct des crimes de la République islamique. Une rencontre bouleversante, entre mémoire, lucidité géopolitique et appel à l’action.
Iraj Mesdaghi a rappelé la solidarité profonde qui unit les peuples iranien et israélien face à un même ennemi : l’islam politique incarné par le régime des mollahs. Il a souligné qu’après le 7-Octobre, l’Iran fut l’un des rares pays musulmans où la population a exprimé sa compassion pour Israël, rejetant les manipulations du pouvoir.
Son témoignage personnel a marqué l’assemblée : survivant du massacre de 1988, il a décrit l’enfer des prisons, les exécutions de masse et son combat pour identifier les victimes et traduire les bourreaux en justice. Son engagement l’a conduit jusqu’au procès historique d’Hamid Nouri en Suède.
Pour lui, l’alternative passe par une mobilisation internationale ferme et par le soutien à une transition démocratique autour de Reza Pahlavi, figure aujourd’hui massivement scandée en Iran.
En hommage aux victimes, Robert Zbili, le président du KKL de France s’est engagé à créer en Israël un bosquet mémoriel symbole de vie et d’espérance. « Nous espérons bientôt pouvoir nous y réunir, dans un Moyen-Orient enfin apaisé. »