Les lieux importants du voyage 2015


 

La Galilée

 

Mont Adir




Le Mont Adir (altitude : 1008 mètres) est l'une des plus hautes montagnes d'Israël. À son sommet se situe une base aérienne israélienne. Son pic est fermé aux visiteurs.
Sa proximité avec la frontière libanaise fournit d'excellents points de vue panoramiques du Liban dont les nombreux champs de bataille de la Seconde Guerre du Liban. Le KKL s’est rapproché des familles des soldats tombés afin de créer un belvédère dédié à la mémoire des soldats tombés lors de la seconde guerre du Liban. Le belvédère fut inauguré en 2012 durant une cérémonie officielle. Autour du belvédère et sur la rambarde de sécurité, on y trouve des plaques explicatives au sujet de la guerre, des cartes d'orientation et des plaques métalliques commémorant les noms des 121 soldats tombés.
Le belvédère a été développé avec l'aide des amis du KKL d’Amérique latine.
Pour mémoire, la seconde guerre du Liban s’est déroulée durant l’été 2006 entre Israël et les forces armées du Hezbollah situées au Liban. Le conflit avait été déclenché après qu’une patrouille israélienne eut été attaquée. 3 soldats israéliens furent tués, nombreux furent blessés, et deux soldats ont été capturés par le Hezbollah. Entre le 12 juillet et le 11 août 2006, date à laquelle fut signée la trêve entre les deux camps, ce sont 121 soldats israéliens qui ont trouvé la mort.

 

Réhaniya

 


Réhaniya est un village à majorité circassienne situé à environ 8 km au nord de Safed, en Haute Galilée et comprend environ 1000 habitants. Les circassiens sont arrivés en Galilée en 1880 et ont créé deux villages : Réhaniya et Kfar Kama. Durant la guerre d'indépendance d'Israël, les circassiens ont combattu aux côtés des Israéliens et à ce jour servent toujours dans l'armée israélienne. La population du village préserve ses traditions ainsi que sa langue, réputée singulière et difficile.

Le réservoir d’Alma




Le moshav d’Alma fut créé en 1949 en Haute Galilée et affiche aujourd’hui une population de 900 âmes. En 1998, le KKL et le Conseiller régional Mérom Galil ont développé le réservoir d'eau recyclée d'Alma, sponsorisé par les amis du KKL de France. Le réservoir reçoit les eaux usées provenant des communautés situées sur le Plateau Dalton (Kérem Ben Zimra, Alma, Dalton et Réhaniya) qui, après avoir été traitées, sont utilisées pour irriguer l'agriculture des communautés avoisinantes.
Voir le réservoir sur Google Map : https://www.google.fr/maps/@33.0960273,35.7524349,1396a,20y,41.17t/data=!3m1!1e3
 


 

Safed : la Synagogue du Rabbi Yosef Caro de Biriya




Rabbi Yosef Caro fut l’un des sages les plus influents du dernier millénaire.

Dans ses fonctions, alors qu’il était le Grand Rabbin de sa congrégation, il fut aussi à la tête du Beth Din de Safed. Né en 1488 en Espagne ou au Portugal, il a résidé les 39 premières années de sa vie à Istanbul, où sa famille était venue se réfugier. C’est en 1536 qu’il arrive à Safed.

À l’époque, il est déjà connu pour avoir rédigé la Mishna Kesef, une source de référence à la Mishna de Maïmonide. Dès lors, il complète son ouvrage qui deviendra une autorité dans la Halacha – la loi juive – à travers le monde. Encore aujourd’hui, plus de 400 ans après, son travail est reconnu comme fondamental et indispensable dans l’appréhension des lois juives.
Rabbi Caro ne résidait pas dans la cité de Safed, mais tout à côté, à Beriya. Dans la ville même se situait son Beit Hamidrash, sa maison d’étude, où venaient des centaines d’étudiants. On raconte que dans le sous-sol de cette maison, Rabbi Caro y rencontrait un Ange. Depuis, cette partie de la maison est restée fermée. La tradition raconte que l’Ange est toujours dans ces murs et qu’il souhaite ne pas être dérangé. Le bâtiment existant n’est pas celui d’origine. Ce dernier a été détruit par un tremblement de terre en 1759 et l’actuel reconstruit en 1860 est devenu une synagogue, connue sous le nom de Synagogue Yossef Caro. 

 

Rosh Pina




Rosh Pina est l'une des plus anciennes villes de l'Israël moderne. Elle fut fondée en 1882 par les résidents originaires des environs de Safed, qui cherchaient alors à prospérer dans l'agriculture.
C’est plus exactement en 1878 que commence l’histoire de cette ville. À cette époque, des juifs descendant des exilés d’Espagne de 1492 sont venus s’installer dans la région et ont fondé Gei Oni, un village composé d’une trentaine de familles. Mais après trois années de sécheresse, la plupart a quitté le village et seules trois familles y sont restées.
Une année plus tard, un groupe de juifs originaires de Roumanie sont venus rejoindre les familles de Gei Oni et ont rebaptisé le village Rosh Pina, selon le psaume 118:22 « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire » (Rosh Pina signifie pierre angulaire  en hébreu).
Aujourd'hui, Rosh Pina est une ville prospère et compte quelque 3000 habitants.
Le tourisme, les arts, et des activités liées aux loisirs représentent une part importante de son économie. Le KKL est impliqué dans la majeure partie du travail de restauration de la ville et a développé des parcs et des promenades qui relient Rosh Pina et la ville voisine de Hatsor. Dans les projets du KKL figurent des aires pour les enfants, le réservoir de Rosh Pina (parrainé par la Suisse), un belvédère, la promenade Hatsor (parrainée par la Suisse) et la restauration du parc du Baron (parrainée par le Canada).
 
 
 

Tuba et Zangériye


Les bédouins du Nord d'Israël ont créé le village de Tuba en 1908. Après l’établissement de l'Etat d'Israël, Tuba et le village de Zangériye ont été rassemblés et en 1988 furent déclarés officiellement comme conseil local. Le village entretient des liens très étroits avec Israël, et beaucoup de ses jeunes servent dans l'armée israélienne ou font leur service national. Tuba-Zangériye compte maintenant près de 6000 habitants et continue de se développer, tout en cherchant à maintenir ses traditions et son patrimoine bédouins.
 
 

Akko ou  Saint-Jean-D’acre




Akko-Saint-Jean-d'Acre, l'une des plus anciennes villes d'Israël, servait historiquement comme grand port dans le nord. Akko-Saint-Jean-d'Acre est constituée d’une population mixte de 50 000 juifs, musulmans, chrétiens, druzes et baha'is. Dans le cadre de sa politique de soutien aux communautés périphériques et afin d'améliorer la qualité de vie de ses habitants, le KKL a développé un certain nombre de projets dans et autour d’Akko-Saint-Jean-d'Acre : donation de la France, le belvédère Tel Napoléon situé au parc Napoléon, le parc Lily Sharon  et le développement paysager de la Yeshiva Hesder de la ville. Le KKL est actuellement occupé à créer un jardin botanique méditerranéen – donation du Canada - dans les nouveaux quartiers d’Akko- Saint-Jean-d'Acre. D'autres projets impliquent des initiatives éducatives, telles que celle de Maof, conçues pour les étudiants olim (nouveaux immigrants) des communautés périphériques. Le KKL et le JNF des Etats-Unis sont partenaires dans la construction d'un grand centre d'accueil dans la vieille ville d’Akko- Saint-Jean-d'Acre. Celui-ci servira aussi à fournir des informations sur la vie en Galilée, destinées aux familles désireuses de s’installer dans la région.
 
 
 

Tsipori




Le moshav Tsipori est situé près du parc national de Tsipori, qui contient les vestiges de l'ancienne Tsipori. Dans la tradition juive, elle est surtout connue pour être la ville natale de Rabbi Yehuda Hanassi qui a compilé la Mishna (Loi orale) à la fin du deuxième siècle de notre ère. Rabbi Yehuda Hanassi fut l’un des sages les plus importants de son temps et d’une grande influence. On raconte qu’il est né le jour de la mort de Rabbi Akiva, après que celui-ci eut pris part à la révolte de Bar Kochba. Au début de sa vie, Rabbi Yehuda Hanassi vivait à Beit Shé’arim ; c’est ensuite qu’il s’est déplacé sur Tsipori, tout comme fut déplacé le Sanhédrin de l’époque. La Mishna est le second livre le plus important du judaïsme (après la Torah), et continue de nos jours de façonner et de rythmer la vie juive.
Le KKL est impliqué dans les fouilles archéologiques et le développement de belvédères et de routes piétonnières et cyclables. Le Centre éducatif  de la Terre et des Forêts de Tsipori du KKL est situé dans la forêt de Tsipori. Il offre aux étudiants et autres institutions des activités éducatives et environnementales axées sur la situation unique de la Galilée.
 

Nazareth




La Nazareth du 21ème  siècle n’a plus rien à voir avec le petit village où se serait produite l’Annonciation. Avec plus de 70 000 habitants, elle est devenue la plus grande ville arabe d'Israël et le principal centre chrétien de la Galilée. Environ 60% de la population de Nazareth est musulmane. Ses citoyens sont fiers de la nature pluraliste de leur ville, où chrétiens et musulmans vivent en cohabitation harmonieuse. Le KKL est impliqué dans la région, en y ayant planté de vastes forêts autour de la ville en plus du développement de pistes cyclables, de parcs et de belvédères concentrés sur les lieux saints chrétiens de la région.
 
 

Beit Shé'arim



Beit Shé'arim, aussi connue sous le nom de Besara (littéralement : la maison aux Deux portes), est située en Galilée occidentale à environ 20 km au sud de Haïfa et possède une nécropole remplie d'une série de catacombes construites dès le IIe siècle de notre ère. Ce fut le site d’un peuplement juif important durant l’époque du Second Temple et des périodes de la Mishna et du Talmud. Après la destruction du Second Temple en 70 ap. JC, le Sanhédrin (assemblée législative juive et conseil suprême), dirigé par le rabbin Yehuda Hanassi, compilateur de la Michna, fut déplacé à Beit Shé'arim. D’ailleurs, si celui-ci a, pour des raisons de santé, vécu les dernières années de sa vie à Tsipori, il a souhaité être enterré à Beit Shé’arim. En effet, le Mont des Oliviers reste dans la tradition juive le lieu de prédilection pour être enterré ; mais en 135 ap. JC, Beit Shé’arim représentait la meilleure alternative.
 
C’est en 2002 que la ville a été soumise à l’UNESCO, pour figurer au Patrimoine International, ce qui fut approuvé en 2015. La découverte archéologique, quant à elle, eut lieu en 1880. A l’époque, le village arabe de Sheikh Bureik était situé sur le site (jusqu’en 1920). En 1936, la terre fut rachetée par le Fonds Juif National, après la découverte de nouvelles cavités ornées d’inscriptions. Le site fut alors complètement dégagé entre les années 1930 et 1950.
 
 
 

Haïfa


Haïfa est le centre urbain du nord d'Israël et la troisième plus grande ville du pays, avec une population de près de 300 000 habitants. La ville est composée d’une population mixte judéo-arabe et abrite également les communautés druzes et baha'is. Haïfa dispose également de nombreuses institutions consacrées à la culture, à l’art et aux sciences, offrant nombre de festivals et d'activités. C’est aussi l'un des principaux ports d'Israël. Le KKL est impliqué dans le développement de parcs et de jardins dans la ville et a planté les forêts qui l’entourent.
 

Focus : Les jardins Bahá’ï à Haïfa




Les Jardins bahá'ís de Haïfa sont constitués d’un escalier de dix-neuf terrasses étendues sur le versant nord du mont Carmel. La géométrie du complexe est construite autour d'un axe reliant à la ville de Saint Jean d'Acre, elle-même d'une grande importance historique et sacrée pour les baha'is. En son cœur se situe le sanctuaire du dôme doré du Bab, lieu de repos du Prophète Herald de la foi bahá'íe, Ce qui en fait d’ailleurs, chaque année, un haut lieu de pèlerinage. Les jardins encadrent une vue panoramique des plus prisées, orientée vers la ville, les monts de Galilée et la mer Méditerranée.

Focus : Le Technion



Le Téchnion, l’Institut israélien de la technologie, fut fondé en 1912 et demeure la plus ancienne université en Israël. L'université attribue des diplômes en science et ingénierie, et d’autres domaines proches tels que l'architecture, la médecine, la gestion industrielle et l'éducation. Il est composé de 18 facultés universitaires, 52 centres de recherche et 12 hôpitaux d'enseignement affiliés. Plus de 13 000 élèves y étudient, dont environ un tiers sont des femmes, fait notable puisque supérieur à la moyenne nationale des facultés similaires en Israël. Le KKL-JNF collabore avec le Technion dans la recherche sur le développement de nouvelles sources en eau.
 

Focus sur : la Base navale de Bat Galim


Bat Galim est un quartier de Haïfa situé sur la côte. Ce fut le premier centre de peuplement juif dans la ville moderne de Haïfa. Le quartier a été créé dans les années 1920 comme une banlieue fleurie faite de maisons privées conçues par l'architecte Bauhaus Richard Kaufmann. Il abrite une grande base navale servant jusqu'à 1500 soldats à la fois. La fonction première de la marine israélienne est de protéger Israël de toute attaque provenant de la mer, de prévenir en cas de risque d’un conflit imminent ou encore d’intervenir en cas de risque avéré. C’est pour cela que l’infrastructure de la marine est répartie sur des sites stratégiques à travers le pays, comprenant les points de ressources naturelles ainsi que les ports. Aussi, la marine est en charge de prévenir toute attaque provenant de la frontière israélienne impliquant, entre autres, le Hamas depuis la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban.
Les institutions de la base de Bat Galim comprennent une école de formation des officiers, une école de plongée, une formation avancée de la commande marine, et d'autres activités vitales pour la défense maritime d'Israël.
Le KKL entretient une relation unique avec l'armée israélienne et développe de nombreux projets d’agrément au profit des soldats au service de notre pays : des lieux verts et de rencontres sont créés à côté des bases de l'armée et fournissent un environnement de détente pour les familles qui souhaitent retrouver leurs proches servant dans les forces armées. Un tel lieu de rencontre a été développé près de la base de Bat Galim avec le soutien des amis du KKL des États-Unis, d’Afrique du Sud, d'Australie et du Canada.


 

Le Carmel


Les monts du Carmel flottent au-dessus de la mer Méditerranée, entre Césarée au sud et Haïfa au nord. Des arbres denses et des arbustes revêtant toutes les nuances de verts, le ciel bleu et la mer, le sable doré sur la rive – tout ceci créant une débauche de couleurs dans l'une des plus belles régions d’Israël. Le Carmel représente un capital national historique et environnemental, avec ses différents paysages boisés qui se sont développés sur diverses formations géologiques. Des fleurs colorées à bulbes et tubercules, des arbustes verts, des herbes aromatiques et autres espèces végétales très rares, ainsi que des falaises et des grottes camouflées abritant des sites archéologiques et préhistoriques, en font l'une des régions les plus remarquables d'Israël. En Décembre 2010, le pire incendie de l’histoire du mont Carmel a éclaté dans ses forêts et ses bois. Ce fut une terrible tragédie, fauchant la vie de 44 personnes et détruisant près de 3 500 hectares de forêts naturelles et de forêts plantées. Le KKL s’est alors concentré sur la réhabilitation des forêts brûlées et la création de pare-feu afin de prévenir la propagation des incendies.
Les amis et sympathisants du monde entier qui ont manifesté leur soutien moral et financier lors de cette tragédie répondent toujours présents en cette période de réhabilitation, qui va sans aucun doute se poursuivre durant encore quelques années.
 
 
 
 

Vallée de Jezreel


Daliyat el Carmel


Daliyat el Carmel est le plus grand village druze en Israël et abrite aujourd’hui
15 000 habitants. Après l'incendie du Carmel en 2010, le KKL a développé des zones tampons anti-feu entre la forêt du Carmel et les communautés voisines. Ceci s’avère être l'une des méthodes les plus efficaces pour prévenir la propagation des incendies. Le développement d’un pare-feu implique de forger de nouvelles routes ou de réhabiliter les routes forestières existantes, ainsi que de gérer la végétation environnante : éclaircie, élagage et pâturage contrôlé. Le KKL a développé un pare-feu de 10 hectares autour de Daliyat el Karmil afin de protéger la communauté de futurs incendies de forêt. Les amis allemands du KKL ont parrainé le projet.
 

Nahal HaMoreh



Le KKL est en train de développer un parc à Nahal HaMoreh à Afula, en mémoire des trois adolescents enlevés et assassinés à Gush Etsiyon durant l'été 2014 : Naftali Frenkel, Gilad Shaer et Eyal Yifrah. Il s’agit d’un projet majeur qui aura un impact sur les environs. Le parc de 2,5 hectares sera implanté autour de Nahal HaMoreh, qui traverse la partie supérieure d’Afula. Le projet comprend des travaux de nettoyage et de remise en état du cours d'eau, l’éclairage des chemins, une promenade et un terrain vague publique comprenant des activités ; Toutes ces actions ont été entreprises à la mémoire des trois garçons.
Des arbres ont été plantés dans le parc. Le projet est parrainé par le KKL France.
Nahal HaMoreh est aussi un lieu commémoratif des attaques de Toulouse de 2012 et rend également hommage aux  malheureuses victimes de l’école Ozar Hatorah : le Rav Jonathan Sandler, ses enfants Gabriel et Aryeh Sandler, ainsi que la jeune Myriam Monsonego.