Urgence incendies

Danny Atar: « Pour chaque arbre brûlé, nous en planterons deux nouveaux »
Les experts du KKL-FNJ estiment que les dommages écologiques causés par les incendies sont énormes
Au moins 415 hectares de forêts et de régions boisées naturelles gérées par le KKL-FNJ, comptant environ 600 000 arbres, sont partis en fumée. D’après une évaluation préliminaire des dégâts, le coût de base de la réhabilitation, ne comprenant pas les infrastructures, mais incluant l’acquisition de l’équipement nécessaire à la gestion des systèmes d’extinction d’incendie à l’avenir, s’élève à quelque 36 millions de shekels.      
 
Le président mondial du KKL-JNF, Danny Atar, a déclaré aujourd’hui (29 novembre 2016), dans un communiqué, que le défi le plus immédiat se posant au KKL-FNJ consiste à mobiliser tous ses départements et partenaires, en Israël et à l’étranger, afin de réhabiliter les parcs et forêts considérablement endommagés au cours de la récente vague d’incendies.

D’après une évaluation préliminaire de la situation, présentée par des experts du KKL-FNJ et s’appuyant sur des données collectées dans l’ensemble d’Israël, 600 000 arbres dans environ 415 hectares de forêts et de régions boisées naturelles gérées par le KKL-FNJ sont partis en fumée. D’après une évaluation préliminaire des dégâts, le coût de base de la réhabilitation, ne comprenant pas les infrastructures, mais incluant l’acquisition de l’équipement nécessaire à la gestion des systèmes d’extinction d’incendie à l’avenir, s’élève à quelque 36 millions de shekels. 

« Depuis sa création, l’État d’Israël a livré de rudes batailles contre ses ennemis et il a toujours fini par triompher. Ce sera également le cas aujourd’hui. Il s’agit réellement d’une guerre contre les forces odieuses du terrorisme, qui – outre les incendies qui se sont déclarés en raison de la sécheresse extrême et des vents puissants – ont mis délibérément le feu à des parcs et des forêts, même au cœur de communautés et quartiers – dans l’intention de semer la crainte et la destruction, mais aussi d’entraîner la perte de vies humaines. Cette fois aussi, nous finirons par triompher », a déclaré Danny Atar.

« Quiconque s’imaginaitpouvoir nous faire renoncer en perpétrant des incendies volontaires à des fins terroristes s’estfortement mépris. L’esprit d’Israël est fort et déterminé. Quiconque aspire à dévaster notre pays, et à réduire en tas de cendres des terres verdoyantes et florissantes, a échoué. Je promets que pour chaque arbre brûlé, nous en planterons deux autres. Le travail de réhabilitation n’est pas simple, cela requerra temps, patience et ressources. Je suis convaincu que grâce à la détermination et au professionnalisme qui caractérisent notre organisation, et avec le soutien de nos chers partenaires à l’étranger, nous restaurerons nos forêts aussi vite que possible et nous peindrons Israël en vert, une fois de plus », a renchéri M. Atar. 

Les remarques de M. Atar traduisent le travail inlassable du KKL-FNJ dans les régions incendiées et la mobilisation immédiate de l’intégralité du personnel dans le cadre de l’effort national.

Dans ce contexte, il est important de saluer le travail des forestiers du KKL-JNF, qui ont courageusement affronté les incendies qui faisaient rage dans les forêts,bosquets et parcs, et risqué leur vie pour aider à sauver celle d’autrui et les forêts d’Israël.
Il convient de souligner que le rôle du KKL-FNJ ne s’est pas arrêté là et le simple fait qu’il a ouvert ses terrains et centres forestiers aux familles et citoyens évacués de leurs foyers a valu à l’organisme de nombreux éloges. En outre, le public israélien a été motivé à se porter volontaire pour des activités de réhabilitation des forêts.

Nous souhaitons également mettre en exergue, avec beaucoup de fierté, la réponse immédiate des amis et partisans du KKL-FNJ dans le monde entier, lesquels, par l’intermédiaire de nos bureaux internationaux, ont exprimé leur unité et leur solidarité avec Israël, dès les premiers instants, et se sont engagés à apporter leur contribution au bien-être d’Israël et de ses citoyens, ainsi qu’à la réhabilitation future des forêts.
 
 
 
 

Des journalistes français à la découverte du Neguev

Une délégation de journalistes et de professionnels de la communication de France a effectué un voyage de 3 jours en Israël pour se familiariser avec les nombreuses réalisations du KKL dans les domaines de l’eau et de l’agriculture. Le voyage était organi


« C’est une occasion de voir Israël sous un jour totalement différent, a dit Gil Rivière du journal Agriculture et Environnement. C’est pour nous une source d’inspiration de voir comment Israël réussit à gérer ses ressources en eau et à développer son agriculture dans une région désertique. »





























La délégation a été organisée grâce à une coopération entre le KKL et l’organisation du Bnei Brit. «Notre objectif consiste à présenter la réalité israélienne
dans le domaine du développement durable » a souligné Norbert Lipszyc, délégué du Bnei Brit en Israël. Notre ambition est de modifier l’image d’Israël dans les médias. C’est en venant en Israël que les gens se feront une idée exacte du pays ».

Sa collègue Véronique Hauptschein, déléguée du Bnei Brit de France, a ajouté : « Il est important pour nous que l’on connaisse Israël tel qu’il est vraiment ainsi que la réalité complexe du pays ».Les eaux usées du Goush Dan : une immense station d’épuration des effluents. La journée a commencé par la visite de la principale station d’épuration d’eau des effluents du Goush Dan qui est l’une des plus grandes usine de recyclage de l’eau dans le monde. Située à Rishon-le-Zion, son centre d’accueil des visiteurs enseigne l’écologie au public grâce à des films, la simulation d’un voyage dans une canalisation souterraine et des explications sur le processus du recyclage de l’eau.

On a expliqué aux  membres de la délégation française comment Israël est devenu un leader mondial du recyclage de l’eau, sachant qu'environ 75% des effluents d’Israël sont purifiés et servent à l’agriculture. L’objectif est de parvenir à 90% au cours des prochaines années.Plus de 50% de l’eau utilisée pour l’agriculture provient d’eau recyclée. L’augmentation des ressources en eau permet de faire fructifier  les champs du Néguev. L’eau purifiée est relativement bon marché et elle est mise à la disposition des agriculteurs, ce qui les aide à mieux gagner leur vie.Le recyclage de l’eau permet non seulement d’économiser de l’eau potable, qui a une grande valeur, mais il évite aussi de polluer les rivières et l’eau de mer.

Des processus de contrôle rigoureux et un suivi continu garantissent la qualité de l’eau. L’eau purifiée est d’une qualité qui approche celle de l’eau potable, elle convient à toutes les catégories de cultures agricoles et à l’irrigation des jardins publics.
« L’eau est un domaine fascinant, vital pour nous tous, c’est-à-dire tous les êtres vivants » a déclaré Martine Le Bec, fondatrice du site www.h2o.net qui a pour vocation de traiter de l’eau sous divers aspects. « Dans tous les pays que j’ai visités, il y a toujours eu des gens qui ont entamé la conversation avec moi pour me parler  des problèmes de l’eau dans leur pays. Ici en Israël, on me parle des solutions. Il est évident que beaucoup de pays peuvent tirer parti des connaissances israéliennes dans ce domaine ». La pépinière de Gilat : des graines à la forêtLe voyage s'est poursuivi vers le sud en direction du Néguev, avec en toile de fond, les vastes espaces verts parsemés de fleurs des champs qui sont actuellement en pleine floraison. Il y a en ce moment un festival dénommé « Le Sud rouge » qui a lieu chaque année dans le Néguev occidental avec la participation de dizaines de milliers de personnes. Pendant un mois des excursions, des activités pour toute la famille sont organisées et surtout, les promeneurs viennent admirer des milliers d’anémones.

Au cours de leur visite à la pépinière du KKL à Gilat, les invités ont été impressionnés par le grand nombre d’arbres forestiers  et de plantes ornementales, destinés  à être plantés dans les forêts, les parcs et les jardins publics. Chaque année on cultive dans cette pépinière 800 000 plants de 300 espèces différentes.Pablo Cherkasky, le directeur de la pépinière, décrit les différentes étapes de la croissance d’une plante : « Tout d’abord, on va recueillir les graines dans les forêts, on les fait croître dans la pépinière et ensuite on les replante dans les forêts, les parcs ou les jardins. Les plantes forestières sont reproduites en général par des semis de graines et les plantes ornementales à l’aide de boutures. Les graines proviennent d’arbres sélectionnés dans les forêts et dans la pépinière. Une partie des graines sont traitées par réfrigération, trempage et divers moyens mécaniques pour augmenter le taux de germination. » 
La germination se fait en caisson dans des conditions d’humidité et de température qui sont contrôlées par un ordinateur.





























Le graines subissent un processus de désinfection et sont plantées dans des bacs. Ensuite elles croissent dans une serre dotée d’un système d’irrigation.

Les boutures prennent racine sur des tables chauffantes, puis sont transplantées dans des caissons et placées sous un grillage fin qui leur donne de l’ombre. Elles sont arrosées par un système de goutte à goutte ou par arrosage habituel. Lorsque les plants sont suffisamment grands, ils sont répartis dans toute la région du Néguev où on les replante.À Tou Bishvat, le Nouvel An des Arbres, que l’on a fêté ce mois-ci en Israël, des centaines de milliers de personnes de tous les milieux ont participé aux plantations d’arbres que le KKL a organisé dans tout le pays.Recherche et Développement dans le sud : l’agriculture dans le NéguevA la station de Recherche et de Développement (R&D) du sud du pays, située dans le Hevel Habessor, la délégation a rencontré Liana Ganot, coordinatrice de la protection de la flore, qui leur a parlé de la recherche expérimentale en agronomie effectuée sur place, dans le but d’aider les agriculteurs à affronter les conditions spécifiques du climat et du sol, économiser de l’eau, lutter contre les parasites et améliorer la rentabilité des divers secteurs de l’agriculture.Grâce à des méthodes de culture innovantes et à des variétés spécifiques inventées par les agronomes de la station de R&D, l’agriculture est florissante dans cette région, malgré le climat très chaud et sec et le manque d’eau.


Les invités de France ont parcouru la station de R&D et ont été impressionnés par les diverses cultures. La serre des tomates est l’un des endroits les plus importants de la station de R&D étant donné que 70% de toute la production de tomates d’Israël provient du Néguev. Dans la serre des fraises, ils ont pu observer le mode de culture très particulier de ces fruits. On fait pousser des fraises suspendues en l’air pour faciliter la récolte et limiter les dégâts provoqués par les parasites. Ils ont aussi admiré la beauté des fleurs cultivées dans les serres de fleurs.Francis Pisani du journal Le Monde était venu une fois en Israël lors d’un précédent séjour. « J’ai pensé que c’était une occasion de mieux connaître le pays.

La question de l’eau est un problème clé dans le monde entier et Israël possède une grande expertise dans ce domaine ».Nir-Am : l’histoire de l’eauAu musée de l’eau du kibboutz Nir-Am, les membres de la délégation ont rencontré Yaël Projeanne,  ils ont pu observer la Bande de Gaza et se rendre compte à quel point les kibboutzim israéliens étaient proches de la frontière. Yaël Projeanne leur a parlé de la manière dont on vit au kibboutz, sous la menace permanente.

Elle leur a montré un champ à l’extrémité du kibboutz, à quelques dizaines de mètres de l’endroit où ils se trouvaient et leur a raconté que' à cet endroit exactement, on avait découvert un tunnel creusé par les terroristes du Hamas.


 

Reportage d’André Bercoff paru

Reportage d’André Bercoff paru dans le numéro 4127 de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. VOYAGE À TRAVERS LES MINORITÉS D’ISRAEL


Reportage d’André Bercoff paru dans le numéro 4127 de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

 

VOYAGE À TRAVERS LES MINORITÉS D’ISRAEL

 

Un mouchoir de poche. Israël, Gaza, la Cisjordanie : la dimension de trois départements français. En quelques jours, invités par le KKL (Keren Kayemeth Leisrael) organisation plus que centenaire qui existe depuis le premier congrès sioniste de Bâle et qui subventionne divers projets de développement en Israël, nous parcourons autant de kilomètres que de questions. Avec un objectif : aller à la rencontre des minorités de cette terre promise et si difficilement tenue.

Prenez Haïfa, la grande ville du Nord. Les superbes jardins en terrasses de la communauté Bahaï se déploient en fleurs et bassins, buissons et clairières, pour aboutir au temple qui abrite le tombeau du Bab, le grand prêtre de cette religion syncrétiste, qui compte six à huit millions de fidèles à travers le monde. Dans une terre où Dieu, sous toutes ses formes, est présent à chaque coin de rue, les Bahaïs se sentent à l’abri.

Quand ils entendent le mot apartheid, les Israéliens s’indignent : à l’hôpital Ram Bam de Haïfa, spécialisé en cancérologie et en traumatologie, 10% des patients sont des enfants palestiniens, dont certains venus de Ramallah et même de Gaza. Les soins sont payés par l’Autorité palestinienne et les mères voilées, assises au chevet de leur progéniture, n’ont pas du tout envie de parler politique.

On nous fait descendre au sous-sol. Le parking souterrain qui accueille 1500 voitures, peut se transformer, en quelques heures, en salle d’hôpital capable de recevoir 2000 malades. Cela est déjà arrivé par deux fois, lors de la guerre d’Irak et des bombardements du Hezbollah en 2006. Partout, dans ce pays, s’impose le dénominateur commun de la survie. Il ne peut pas perdre une guerre, donc il faut s’organiser. Inventer. Improviser. Innover.

L’ENA d’Israël, c’est l’armée : trois ans de service militaire pour les garçons, deux ans pour les filles. Il n’est pas étonnant, dès lors, de découvrir que la majorité des start-ups israéliennes qui ont conquis de substantielles parts de marché dans le monde, soient dirigées par des hommes et des femmes qui se sont distingués dans les commandos d’élite de Tsahal. Ici, les promotions Voltaire baignent dans l’art de la guerre, de la stratégie et l’innovation. D’où les exploits des scientifiques du Technion de Haïfa, parmi lesquels l’on compte des dizaines de savants arabes, qui ont contribué à des brevets dont la cote a explosé sur les marchés de la haute technologie.

Changement total de paysage à Deir el Assad, petit village arabe de la montagne, où l’on est reçu avec le thé et les gâteaux traditionnels. Ahmed Dabbah, le maire, est également député du Likoud. Nos certitudes en prennent un coup. Comment, un arabe israélien qui appartient au parti de Netanyahou ? Cela ne se peut. Ahmed Dabbah nous explique qu’il n’y a aucun problème, qu’il s’entend très bien avec les autorités et qu’il se sent à la fois arabe et israélien, mais que, quand même, son village n’est pas assez aidé, que ses administrés se sentent laissés pour compte, bien que l’éducation et les soins soient assurés de manière plutôt satisfaisante. Alors, lui demande-t-on, s’il y a demain un Etat palestinien, est-ce qu’il le rejoint ? Est-ce qu’il reste ? Pour lui, pas d’hésitation : il reste.

C’est ce que nous dira aussi le maire musulman de Nazareth, Ali Salem. Il est fier du fait que sa ville est inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité et que les touristes du monde entier se pressent pour visiter l’église de l’Annonciation, de construction pourtant récente. Ali Salem pense également qu’un Etat palestinien est inévitable, qu’il vivra en bonne entente avec l’Etat israélien. « Ça prendra du temps, mais inchallah, on y arrivera.

- Et Daesh qu’en pensez-vous ?

- Daesh, ce sont des fous, des barbares, des animaux. Ce n’est pas l’Islam. Ce n’est pas nous. Demandez-vous qui est derrière Daesh et qui les finance.

A Saint Jean d’Acre, après la visite de la forteresse des Croisés sublimement restaurée, le cheikh sunnite Samir Assi, nous reçoit pour nous dire que la vie est plus importante que la terre, mais que celle-ci compte quand même beaucoup. « Vous savez, je suis allé à Auschwitz avec une délégation de mes compatriotes arabes. Nous avons vu à quel point le peuple juif a souffert. Nous avons été bouleversés par ce voyage, mais c’est bien pour cela qu’il faut aussi comprendre notre souffrance. Nous ne sommes pas des citoyens comme les autres. Il ne s’agit pas de comparer, mais de se rendre compte que la paix ne règnera pas tant que nous n’aurons pas notre Etat. »

Ce n’est pas du tout ce que dit le père Gabriel Nadaff, prêtre grec orthodoxe de Nazareth. Pour lui, la situation est simple : « En Israël aujourd’hui, il y a, en dehors de la population juive, 1 300 000 musulmans, 220 000 chrétiens et 120 000 druzes. Excusez-moi, mais ça, vous ne le dites jamais en Occident : les chrétiens d’Orient sont persécutés, voire massacrés partout, sauf ici. Il y avait quatre millions de chrétiens en Irak, deux millions de chrétiens en Syrie. Combien sont-ils aujourd’hui ? Quelques dizaines de milliers. Le Moyen-Orient se vide de ses chrétiens dans le silence quasi-total du reste du monde. Apartheid ? On parle d’apartheid ? Savez-vous que l’un des juges de la Cour Suprême d’Israël s’appelle Salim Gebrane et que c’est lui, en tant que procureur, qui a fait condamner le président israélien Moshe Katsav ? J’aimerais bien qu’il y ait, dans cette région, d’autres pays pratiquant ce genre de discrimination ». Et le père Nadef d’ajouter : « Mon fils est lieutenant dans l’armée israélienne ; il est actuellement posté à la frontière syrienne. Et j’en suis très fier. » 

Il est temps de traverser l’autre côté du miroir, à Bethléem, ville sous autorité palestinienne. En dépit de l’intifada des couteaux et de la tension régnante, nous passons sans encombre les postes de garde. Le territoire est découpé comme un puzzle : zone A, zone B, zone C. Toutes les nuances qui vont de l’occupation israélienne, à l’autonomie relative de Bethléem de Hébron et d’ailleurs. Au restaurant de Nizar qui nous sert le meilleur houmous et le meilleur moutabbal de la région, la politique se mêle aux chants de Fairouz et d’Oum Kalsoum. On vous explique les difficultés qu’il y a à passer d’une zone à une autre, les contrôles multiples et les tracas administratifs. En fumant son narguilé, Nizar explique : « De toute façon, le conflit israélo-palestinien, aujourd’hui, tout le monde s’en fout, Daesh et Al Qaïda compris. Chacun joue son jeu : l’Amérique, la Russie, l’Iran, la Turquie, le Golfe. Ils n’en ont rien à cirer de nous. Peut-être que ça s’arrangera pour mes petits-enfants. Peut-être »

 

André Bercoff, journaliste et écrivain

 


Haïfa, la ville qui refuse

Haïfa, la ville qui refuse la haine » : articles de Nathalie Revenu, journaliste présente au Voyage du KKL, parus dans Le Parisien, le 19/12/2015


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Hugo Billard sur Radio Notre-Dame

Mardi 3 novembre 2015 - La paix est-elle possible au Proche-Orient ?

















































 








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Hugo Billard sur Radio Notre-Dame

Mardi 3 novembre 2015 - La paix est-elle possible au Proche-Orient ?



Chronique en vidéo, lien direct : http://dai.ly/x3c726l

Article sur le site Decalage-diplo.fr par Antoine Colonna

 

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Article sur le site Decalage-diplo.fr par Antoine Colonna

9 novembre 2015 - Israël sur une défensive discrète face à Daesh


Article en version intégrale ici : http://www.decalage-diplo.fr/israel-sur-une-defensive-discrete-face-a-daesh/


V
erbatim:
 

JERUSALEMA écouter les politiques et stratèges israéliens, la guerre civile en Syrie, et dans une moindre mesure dans le Sinaï, ne sont pas des affaires israéliennes. Tsahal ne s’aventure que très rarement en Syrie, alors que tous les regards sont rivés précisément sur les événements terribles dans ce pays. Alors que le Premier ministre israélien se rend à Washington ce 9 novembre, on peut lire entre les lignes, la stratégie adoptée ici contre Daesh.

« Le gouvernement israélien est très prudent vis-à-vis de la situation en Syrie, il observe attentivement la position russe et reste assez indifférent à ce que peut faire le président Bachar Al-Assad », note une source diplomatique. « Israël fait figure de petit acteur dans la scène régionale, réaliste et modeste » ajoute la même source.

Israël semble se désintéresser en apparence de ce qui se passe chez ses voisins immédiats et faire profil bas mais non sans prendre des garanties alors que Daesh a menacé pour la première fois l’Etat hébreu dans une vidéo diffusée mi-octobre. C’est ce que confirme Tza’hi Ha Negbi, ancien ministre et Président de la Commission de la Sécurité et des Affaires étrangères de la Knesset devant une délégation française de l’organisation sioniste KKL à Jérusalem le 30 octobre dernier. Pour lui, la rencontre il y a trois semaines, entre Benjamin Netanyahu et Vladimir Poutine à Moscou, a permis à Israël d’obtenir des Russes des garanties sur la sécurité de la frontière entre I’Etat hébreu et la Syrie. Interrogé sur les politiques comparées entre Obama et Poutine, Tza’hi Ha Negbi a déclaré que la question était beaucoup trop délicate… pour y répondre… Réagissant encore aux questions de Décalage-diplo.fr et d’autres journalistes présents dans la salle, il a minoré l’influence de la France, remerciant avec une pointe d’ironie la proposition de Paris d’envoyer une mission pour assurer la sécurité de l’esplanade des Mosquées, expliquant qu’Israël avait tous les moyens nécessaires pour ce faire. Le Quai d’Orsay a, en effet, annoncé son intention de proposer au Conseil de sécurité des Nations unies une déclaration prévoyant une présence internationale sur l’esplanade, lieu de tensions entre forces de l’ordre israéliennes et activistes palestiniens en pleine « intifada des couteaux ».

La proposition avait valu à la France une nouvelle volée de bois vert dans la presse israélienne qui en profite pour souligner tous les dangers qui pèsent sur la communauté juive en France. Le texte avait été dénoncé par un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères comme « une récompense de la France au terrorisme que les Palestiniens ont initié ». Le ministre du Tourisme Yariv Levine, membre du Likoud, le parti au pouvoir, avait affirmé il y a quelques jours qu’Israël avait « obtenu le soutien des Américains pour bloquer l’initiative française ».

L’Etat Hébreu reste donc très concentré sur les questions de sécurité intérieure où il entend bien garder sa pleine souveraineté tout en gardant un œil discret mais attentif sur l’évolution de Daesh qui est présent dans le bassin du Yarmouk, à la frontière nord, de l’autre côté du Golan, Gaza et le Sinaï où le groupe Ansar Baït al-Maqdas a prêté allégeance à Daesh. Ce même Sinaï où l’avion Charm-El-Cheikh / Saint Petersbourg s’est écrasé dans une catastrophe qui a fait 224 morts aussitôt revendiquée par Daesh via un compte twitter, sans que l’on ait encore de certitudes sur les causes précises du drame.

Malgré un suivi méticuleux de ce groupe par le renseignement militaire, Israël ne veut cependant pas accélérer les choses contre l’Etat islamique car, militairement, c’est le Hezbollah qui reste l’ennemi principal. « La stratégie pragmatique consiste à ce que les deux groupes s’usent l’un contre l’autre quitte à renforcer Daesh qui fait figure de nain dans l’esprit des stratèges israéliens, comparé au puissant et discipliné Hezbollah » nous confirme à Jérusalem une source proche du renseignement israélien.

Une stratégie dont on verra l’évolution après le retour d’une visite complexe à Washington entre Benjamin Netanyahu et Barrack Obama, préparée sur place depuis une semaine par le Conseiller à la Sécurité nationale Yossi Cohen. Il s’agit de la première rencontre entre les deux hommes depuis la signature en juillet dernier de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.