COP21 : les rapports journaliers de la Délégation du KKL- ISRAËL


Alors que la COP21 s'est clôturée avec la signature d’un accord historique, la délégation israélienne du KKL dresse un bilan très positif de sa présence à la Conférence du Bourget. Son stand n’a pas manqué de susciter l’intérêt et de nombreux pays sont venus à la rencontre de notre organisation pour son savoir-faire reconnu en matière de protection de l’environnement. Après une intense activité et une représentation remarquable conduite par Karine Bolton-Laor, directrice des Relations internationales du KKL, nous vous proposons de revenir sur les événements marquants d’une semaine marathon.
Voici les rapports journaliers de la délégation israélienne traduits en français. 




 
 5 et 6 décembre 2015 : les représentants du KKL en marge de la COP21
Le Global Landscapes Forum a lieu à Paris au Palais des Congrès. Il permet de réunir de très               
  réunir de très  nombreux acteurs du développement durable. Le but de cet événement est avant tout la  sensibilisation et l’échange d’informations entre les
personnes influentes dans les domaines du bois,  de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie ou encore de la finance, entre autres.

 Ce rassemblement auquel ont participé les 3 représentants du KKL est la principale plate-forme de  rassemblement des personnes et organisations qui ont un impact sur l’utilisation de la terre. Cet  événement est considéré comme étant le plus grand rassemblement de valeur en marge de la  COP21.
 Certains des thèmes de la Conférence portent sur la montée en puissance des investissements dans  le développement durable, pour atteindre les buts fixés par l’ONU.

 Plus de 3500 personnes participent à ce forum, y compris toutes les organisations  intergouvernementales comme la FAO, le PNUE, le PNUD, la Banque Mondiale, le gouvernement Français et plusieurs ONG ainsi que des acteurs du secteur privé.






 
Karine Bolton, représentante de la Délégation israélienne à la COP21
et chargée du Département des relations internationales et des ONG au KKL
de Jérusalem, entourée de Joyce Kasyoki (centre mondial d'Agro-forestation) et de Purity
Wangui Muchai qui dirige un réseau de femmes agricultrices.



Deux des participants influents de cette ouverture


de la session étaient la Baronne Ariane de Rothschild, membre du Comité exécutif du groupe Edmond de Rothschild et Emmanuel Faber, CEo de Danone. La Baronne Ariane a discuté de l’intérêt


que porte sa fondation depuis plus de 20 ans aux projets à long terme dans les domaines de la biodiversité et d’agro-afforestation dans les pays en développement.

M. Faber, quant à lui, a annoncé que, malgré des chiffres en hausse, sa société a réussi à garder des taux d’émission de carbone inchangés depuis des années. Danone va s’efforcer de contrôler ces taux d’émission de carbone du producteur au consommateur. Pour ce faire, ils devront investir dans des projets « carbone positif » qui compenseront leurs émissions.

Le thème central du forum est d’intégrer une approche intégrée ou holistique en matière de forêt, d’eau, de réhabilitation de la terre et de besoins sociaux. Cette approche est indispensable pour créer du développement durable. Le secteur privé l’a bien compris s’il désire être un acteur responsable, conscient du fait que les sociétés qui n’investiront pas en ce sens auront des répercutions financières graves.
C’est pourquoi ils investissent dans de petites exploitations agricoles.

D’autre part, les pays qui désirent intensifier la restauration ou la réhabilitation de leurs terres ont souvent de grosses lacunes en termes de technicité et de soutien. Le KKL peut y remédier. Karine Bolton-Laor a rencontré Joyce Kzyoki du centre d’agro-afforestation
mondial qui lui a présenté Purity Wangui Muchai qui dirige un réseau de femmes
agricultrices au Kenya

Cette dernière semble très intéressée par l’aide apportée par le KKL.
Ce forum a été d’une grande richesse de par les nombreux défis qu’il soulève.


 


COP21 : rapports de la Délégation du KKL- ISRAËL (2/4)

 Le KKL prend ses marques et nous des contacts enrichissants

 "Au 2ème jour de la Cop21, nous constatons toujours autant d’intérêt des pays africain.

 Les responsables du développement des Nations Unies et le ministre du Soudan viennent à notre rencontre veulent en savoir plus sur nos technologies liées à l’afforestation des régions arides  et de la vie en milieu désertique.

 
  M. Namcong originaire du Cameroun, et qui travaille aujourd'hui à l'Union africaine nous a      appris que dans le Nord du Cameroun on pratique l’abattage  massif d’arbres
  ce qui créé des problèmes d'érosion des sols et de désertification.
 
 M. Namcong est à la recherche d'une collaboration avec le KKL-JNF et nous espérons qu'avec l’expertise du KKL, le Cameroun pourra faire face aux problèmes.
 
   Quand il a vu les photos de la restauration des terres du sud d'Israël opérées par le KKL, il       nous a confié que dans son pays l’histoire est inversée : les forêts ont disparu et la région     est devenue un désert. Il a été très enthousiasmé par les succès de la relation avec le  KKL-JNF et des premiers contacts établis avec les représentants du Ministère de l'environnement marocain en vue de la prochaine CCNUCC (Conférence 2016 à Marrakech).


 


 





























 
 À droite  de Karine Bolton, Ouafae Bouchouata et sa collègue.
 
    
Ci-contre, la visite de Michael Adari, Délégué Général du Sud de la France/'Espagne, sur le stand du KKL-ISRAËL, aux côtés de Gil Siaki, autre responsable du KKL.

 
 




COP21 : Rapports de la Délégation du KKL-ISRAËL (3/4)

  
Le KKL tient conférence 
"En ce troisième jour de la Conférence a eu lieu une manifestation parallèle avec le ministère de la protection de l'environnement Israélien et le ministère de l'Agriculture du Monténégro.  Karine Bolton a quant à elle pris en charge et mené une manifestation parallèle intitulée "Adaptation aux changements climatiques : les forêts, les paysages méditerranéens et au-delà".

Après avoir visionné un court métrage sur l'importance des forêts et leur contribution au Monténégro, le Dr Ranko Kankaras a décrit les défis auxquels le Monténégro doit faire face en ce qui concerne les changements climatiques et leur influence sur la foresterie.

 

Ci-dessus la délégation du KKL au grand comlplet aux côtés des conférenciers invités.

D’autant plus que le Monténégro manque de professionnels qualifiés aussi bien que de ressources financières pour faire face aux défis qui leur incomben.
Djordjije Vulikik a donné les résultats d’une enquête qu’il a menée portant sur les domaines dans lesquels le changement climatique affectera directement au Monténégro.
 
 
 Il a noté, entre autres choses, les menaces qui pèsent sur les forêts du Monténégro,  dues aux nombreuses inondations dans le pays, notamment la hausse du niveau de  la mer, les inondations des grands espaces verts et les dommages causés aux  infrastructures et à la population
 
L'oratrice suivante, Mme Sinaia Netanyahu, la directrice scientifique au  Ministère de la protection de l'environnement israélien. Mme Netanyahu a donné un aperçu de la situation dans le pays et le programme du gouvernement d'Israël sur la  façon de se préparer aux changements qui sont attendus en Israël. Cette rubrique est la base de travail du KKL pour les années à venir (les forêts, l’eau, la terre).
 
M.Johannes Guagnin du KKL a parlé des régions touchées par les incendies de forêt en raison de la hausse des températures. Cette augmentation provoque la déshydratation des arbres et augmente ainsi le risque et l'intensité des feux. Johannes Guagnin travaille à l’élaboration de traitement des feux et la mise en place de zones tampons autour des habitations extérieures et à l’intérieur de la forêt.
 
 
Le dernier intervenant, Gil Siaki, chef forestier au KKL, a expliqué l’importance des actions du KKL et de ses travaux dans le domaine de la protection des sols par l’installation d’espaces plantés d’arbres qui stabilisent le terrain. Il a notifié l’importance de cette méthode de travail, pour ces terrains qui se détériorent et le programme de plantation d’arbres dans le nord du Néguev dont les résultats ont répondu aux attentes de la population.


COP21 : Rapports de la Délégation du KKL-ISRAËL (4/4)


 

Jeudi 10 décembre : la COP21 rend sa COPie et scelle un accord historique ! 

Le KKL se félicite de la participation d’Israël aux plans diplomatique et technologique.
L’israélien Yosef Abravomitz, emblématique président de Gigawatt Global, avait appelé de ses vœux « un miracle de Hanouka pour que la COP21 réussisse ». Et c’est gagné ! Dans un marathon de plus de 300 heures, du jamais vu, les pays participants ont adopté à l’unanimité aujourd’hui un accord historique, contraignant et équilibré, lors de la 21ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. La COP21 a créé une dynamique sans précédent, fondement essentiel d’une évolution des mentalités qui va préparer les populations et les acteurs du privé à accepter les ajustements qui s’imposeront à tous pour préserver la vie humaine sur Terre.


Robert Zbili, président du KKL France a confié à notre partenaire média Israël Science Info : « c’est une réussite à trois niveaux : l’accord global entre les parties climat est une victoire pour la planète et pour Israël qui a participé aux négociations ; c’est aussi une expérience extraordinaire car le stand du KKL, principal acteur d’Israël à la COP21, a reçu des représentants de nombreux pays, notamment d’états traditionnellement opposés à Israël ; sur le plan de la vitrine technologique, c’est un succès très important pour les sociétés israéliennes présentées à COP21, Israël a pu ainsi montrer et prouver son universalité dans la réunion planétaire la plus importante jamais organisée. COP21 a suscité une prise de conscience mondiale et un engagement sans précédent en vue de protéger la planète par la solidarité et l’action commune ». Robert Zbili a salué au passage le formidable travail du KKL Jérusalem qui a mobilisé une équipe spéciale à cette occasion composée, entre autres, de Karine Bolton et Gil Siaki. 
Avec l’aimable autorisation de Esther Amar, fondatrice d’Israël Science Info.