Mercredi 28 octobre

Haïfa, capitale de la fraternité !


Les Jardins Bahaï

 
En ouverture de ce séjour, la visite matinale des Jardins bahaï et de son temple à Haïfa, grands lieux saints des fidèles du bahaïsme, donne à comprendre une foi qui est née au milieu du XIXe siècle et qui compte aujourd’hui 5 millions de fidèles à travers le monde, dont une minorité vit en Israël. Le bahaïsme est une religion monothéiste qui prêche l’égalité et l’unité entre tous les êtres humains et prône des valeurs de paix et de coexistence.

À cette occasion, l’ensemble de la Délégation du KKL de France rencontre son Secrétaire Général, Joshua Lincoln, qui ne manque pas d’insister sur ses excellents rapports avec les autres communautés religieuses :
 
« À Haïfa, nous vivons un siècle d’une mairie intégrée où chacun doit, au quotidien, jouer sa part. Avec le prêtre, le cheikh et le rabbin, nous faisons tout pour maintenir cette harmonie ».
 
Les 150 participants qui ont gravi, une à une, les 19 terrasses de ces Jardins magnifiquement entretenus et inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, nous confient enfin leur étonnement d’apprendre que le bahaïsme fédère les figures de nombreux prophètes tels que Abraham, Moïse, Krishna, Jésus ou même le Bouddha Sakyamuni.

Pour en savoir plus sur le culte bahaï : reportez-vous à notre rubrique « Principales étapes de notre voyage ».


 

Elbit Systems

 
Dans une foulée soutenue, deux groupes se rendent chez Elbit Systems Ltd, numéro un mondial pour la fourniture de systèmes innovants de haute technologie pour la Défense et l’ingénierie commerciale.
Système de drones, équipements anti-missiles, sécurité intérieure (armée de terre, marine, infanterie...), aérospatial, naval, entraînement et simulateurs de vols, intelligence et électronique de pointe, les domaines d’intervention de cette société impressionnent tant par ses champs d'intervention que par l’excellence de ses  réalisations techniques.
Raphaël Nezer, représentant d’Elbit Systems, rend passionnante la visite des salles, présentant tour à tour des casques ultrasophistiqués, des ordinateurs de cockpit aux écrans multimédias, des missiles « intelligents » et drones aux dix caméras embarquées à la signature radar indétectable.
À la question d'un célèbre journaliste sur le « casque du futur » et les progrès technologiques qui restent à accomplir en matière d’équipements, notre hôte répond avec un certain sens prédictif qu’ « à terme, à l’image des drones, il n’y aura plus de pilotes dans les avions et (que) la guerre deviendra résolument électronique ».


 

Hôpital Rambam

 
D’autres groupes, dont la délégation toulousaine, ont la chance de découvrir hôpital de Rambam, impressionnant  paquebot qui subjugue par toutes ses dimensions et sa sophistication.
Lors de l’opération bordure protectrice en juillet 2014, plusieurs centaines de roquettes sont tombées dans un rayon de 800 m autour de l’hôpital. Pour protéger ses patients et ses équipes médicales, l’hôpital a opéré une transformation unique au monde. En seulement 72 h, le parking sous-terrain se mue en un abri sécuritaire de 2000 lits, en cas d’attaque massive ou chimique.
Abigail J. Zohar, directrice générale de l’établissement, distinguée de la légion d’honneur, qui nous a reçus au sein du département d’oncologie pédiatrique, rappelle qu’ici « on soigne, sans aucune distinction, les enfants israéliens, palestiniens, chrétiens ou arabes et même syriens ».
Ce qui fait dire à une participante visiblement émue : « Voici une preuve supplémentaire qu’Israël ne mène aucun apartheid».


 

La base militaire de la Marine Israélienne

 
La base d’instruction de la marine de Bat Galim réserve à l’ensemble de la Délégation du KKL de France un accueil très chaleureux. Cette base qui forme tous les personnels sous-mariniers, plongeurs, officiers supérieurs jusqu’au grade de colonel,  et accueille en permanence 2500 soldats, informe de ses missions qui consiste à assurer la sécurité quotidienne des citoyens israéliens en cas de menace, d’infiltration ou d’attaque terroristes par la mer. Dans un discours très applaudi, Ronen Mainiss, le commandant de l’instruction, de la base réaffirme les valeurs positives et morales de Tsahal : « Pour connaître le succès, pas le droit à l’erreur. Nous ne prenons pas l’initiative des conflits mais exerçons une vigilance à même de défendre notre foyer juif, le seul qui existe. Nous inculquons à nos jeunes soldats le sens du bénévolat dans l’associatif et le don de soi, afin qu’après l’armée, ils aient à cœur de donner à la société israélienne ».
 
Après un déjeuner rythmé au son des choristes de l’Unité et au cours duquel le Président du KKL Robert Zbili annonce le projet de création d’espace de rencontre pour les familles des soldats,  la visite de la base se poursuit par les salles du simulateur de pilotage des sous-marins. Très instructif ! La rencontre avec les jeunes soldats francophones de Tsahal, Adrien, Sarah, Shanon, Geoffrey et Diane, tous animés d’un sionisme vibrant et joyeux, offre des témoignages variés de leur engagement. Shanon, vingt ans, jeune commandante au sourire rayonnant, confie « avoir mûri très vite et quitté (s)es trucs de fille pour y apprendre une vraie discipline pour (s)a future vie active ».
 
 

Dalyat El-Carmel, capitale israélienne des druzes

 

C’est dans l’après-midi que notre Délégation arrive dans le village druze de Dalyat El-Carmel où elle est reçue avec force hospitalité par son maire, Rafik Halabi qui entretient d’excellentes relations avec les dirigeants du KKL.

« Si l’expression de coexistence prend tout son sens, c’est ici. Notre Maison et notre cœur vous sont ouverts », prévient-il d’emblée dans ses mots de bienvenue.  Et force est de constater qu’il s’agit même d’un mode de vie tant l’ouverture et les contacts qu’entretient l’édile avec sa population fortifient les relations amicales qui créent ainsi un pluralisme culturel et une richesse intellectuelle et artistique qui font la réputation de son village. Des participants découvrent même, amusés, que l’Hatikva, l’hymne de l’État d’Israël, a été écrit à Dalyat  El-Carmel en 1882 !

Cette rencontre est l’occasion de rappeler que les Druzes qui sont environ 160 000 en Israël, participent aux côtés des Israéliens à l’Armée de Tsahal et occupent d’ailleurs des postes de commandement stratégique. Loin des stéréotypes, les Druzes vivent en véritable coopération religieuse, dans l’égalité avec les citoyens juifs et arabes et valorisent le statut de la femme à tous les échelons de leur communauté. «Et s’il y a des revendications de la minorité druze, elles s’expriment au sein de la famille ». Entendez au sein des institutions démocratiques israéliennes. Raymond Bunan, président d’honneur du KKL et Jacky Benzennou, président du KKL Belgique, remettent enfin à Rafik Halabi un certificat et une médaille annonçant la création d’un sentier à la mémoire des trente soldats Druzes morts au combat lors des dernières guerres d’Israël. 

Pour en savoir plus sur la communauté druze, reportez-vous à la rubrique « La Galilée multiculturelle ».  

   

Rencontre avec le Consul de France au centre culturel de Haïfa

 
Reçue en fin de journée par le tout nouveau Consul de France, Mme Catherine Crosnier, le groupe du KKL a pu visiter le centre culturel et prendre connaissance des nombreuses activités culturelles et artistiques présentées par son directeur Yonathan Darmon.
Madame le Consul a réaffirmé sa mission : « Je m’efforcerai également de développer les coopérations entre la France et les communautés du nord d’Israël dans tous les domaines, notamment sur le plan culturel avec l’Institut français d’Haïfa, pour valoriser les échanges et le dialogue avec cette magnifique région, faire connaître la diversité et l’attractivité de la France d’aujourd’hui et œuvrer au service de l’amitié entre nos deux pays ».
Après avoir évoqué les problèmes de validation des diplômes et de bi-nationalité des résidents français dans cette région, Robert Zbili, président du KKL a tenu à remettre symboliquement à Madame le Consul de France la célèbre boîte bleue du KKL.
 
 

Dîner avec le Maire de Haïfa.

 


C’est dans le stade Samy-Ofer aux couleurs du KKL que le maire de Haïfa, Yona Yahav s’est exprimé avant que ne se succèdent à la tribune les chefs de communautés juive, chrétienne et musulmane vantant la tolérance et la coopération religieuse.
 
texte alterAussi charismatique que volontariste, il a fait de sa ville qu’il estime « la plus belle d’Israël » un modèle incontesté de vivre-ensemble.
À Haïfa, plus de 100 000 immigrants de l’ex URSS ont été parfaitement intégrés. Citée en exemple sur son modèle d’intégration, le maire entend que sa ville soit source d’inspiration dans le monde entier.  L’Allemagne a d’ailleurs récemment demandé conseil au maire pour savoir comment intégrer au mieux ses migrants Syriens. Et chaque année, Yona Yahav réunit au sein d’une commission un certain nombre d’élus du monde entier pour expliquer ce travail de terrain et faire des émules.
 
Efforts constants qui passent par des ambitions d’embellissement de la ville, «l’esthétique ayant  une influence sur les habitants», que par le brassage éducatif et culturel.
« Nous sommes redevables vis-à-vis de l’avenir de nos enfants. L’avenir de notre peuple, c’est l’éducation ;  ce ne sont pas les armes, ce ne sont pas les guerres », lance-t-il à une assemblée avide de comprendre le miracle d’un multiculturalisme qui tient également par la force d’une « régulation » ramenant sans cesse les extrêmes vers le centre.
 
«Notre force, nous la puisons de la population de Haïfa», ajoute-t-il en précisant que la communauté arabe de la ville s’est engagée à préserver cet équilibre.
Forte et ambitieuse, Haïfa est appelée à connaître d’ici cinq ans de nombreuses transformations qui la rendront encore plus attractive, notamment en raison des accords commerciaux noués avec la Chine.  
Le rabbin Olivier Kaufmann de la Communauté de la Place des Vosges à Paris et fidèle du KKL de France a conclu cette soirée riche en témoignages en citant Haïfa « comme l’exemple qui nous permettra de bâtir des ponts entre les communautés».
 
Les Présidents du KKL de France et de Belgique ont remis à Yona Yahav un certificat attestant que dix-huit arbres ont été plantés en son honneur pour son action en faveur de la coexistence. 

Jeudi 29 octobre

À la rencontre des minorités de Galilée et de la coexistence


Alors qu’un premier groupe rejoint l’école du village druze de Yanouah’ Jat recevant un accueil enthousiaste par son directeur et les enfants agitant des petits drapeaux aux cinq couleurs, et tandis qu’un autre va au contact de la minorité circassienne de Renh’anya*, le reste de la délégation se rend au village arabe de Dir El-Assad, pour y rencontrer la communauté musulmane.
 
Le maire arabe, M. Ahmad Dabach, ex député à la Knesset, y tient un discours de bienvenue sans langue de bois sur la question de l’égalité entre les minorités, et notamment entre juifs et arabes. Son village de 12 000 habitants a peu de ressources et sa population connaît des problèmes sociaux. Il en appelle au Gouvernement israélien et au KKL pour qu’ils leur apportent soutien et davantage de moyens. Le sujet de l’existence de deux états, palestinien et israélien, n’est pas éludé. Selon lui, « il ne peut y avoir d’amélioration économique de la plus importante des minorités (20% de la population israélienne) sans avancée du processus de paix ; il faut renforcer ceux qui croient en la coexistence. Trop de paroles politiciennes nuisent aux actes ».

Attentive à cet appel, le KKL de France, par la voix de son président Robert Zbili, trouve l’occasion de rappeler que ce voyage permet d’offrir aux participants dont de nombreux journalistes et élus français « une vision réelle de la situation en Galilée». Il s’engage aussi à revenir à Dir-El-Assad pour y créer une classe écologique.
Le Rabbin Olivier Kaufmann prend date également : « j’ai entendu de tout mon cœur votre discours, nous connaissons votre adresse désormais et reviendrons pour vérifier si les choses ont changé ».

* Les Circassiens, petit peuple caucasien de confession musulmane, sont environ 4000 en Israël. Leur communauté se concentre principalement à Renh’anya et Kfar Kama. Comme les Druzes, ils doivent accomplir un service militaire de trois ans dans l’armée israélienne.


 

Les observatoires depuis Malkyia et Har Adir

 


Après une halte dans les Caves de Yir’on pour une dégustation d’excellents vins de la région galiléenne, les participants arrivent en jeep aux frontières du Liban.

À l’observatoire de Har Adir, ils y entendent le témoignage poignant d’un père, David Einhorn, ayant perdu son fils de 22 ans, Yonathan, lors de la Guerre du Liban en 2006. Animé d’un ardent désir de paix, il œuvre à promouvoir au sein de son association les valeurs du vivre-ensemble. Hugo Billard, journaliste et professeur d’histoire, nous confie son plus grand respect devant « un tel homme qui malgré la perte de l’être le plus cher ne nourrit aucune rancœur contre l’adversaire ».

 

Saint-Jean d’Acre : un exemple de coexistence

 
Nouvelle étape dans un circuit très cadencé, Acco (Saint-Jean d’Acre), véritable joyau du nord d’Israël, enchante les visiteurs qui parcourent ses fortifications puis se laissent guidés dans la salle des Croisés pour un véritable voyage dans l’Histoire. La soirée donnée en présence des chefs de communautés religieuses et du maire adjoint d’Akko, se place sous le signe de la fraternité.

« Ici, à Akko, la coexistence et le respect mutuel ne sont pas des slogans »,

réaffirme Adam Djamal, lui-même élu de la mouvance islamiste au sein du conseil municipal. L’Imam de la Grande Mosquée El-Djezzar (Samir Assi), le Grand Rabbin (Yossef Yachar), et le prêtre d’Acco alternent les discours de paix qui promeuvent un véritable modèle de dialogue et de coopération inter-religieux. La conclusion revient au Grand Rabbin de Belgique, Albert Guigui, qui au nom du KKL lance un appel à tous pour établir cette paix tellement importante dans la tradition juive : « le nom de D-ieu est chalom et cette paix n’est pas seulement une cohabitation ; il s’agit de se compléter mutuellement, d’apporter à l’autre ce dont il a besoin, s’accomplir ensemble ». Des paroles emplies de sagesse qui achèvent cette journée dans un bel esprit de communion.

Vendredi 30 octobre

Nazareth, décryptage


Nazareth : rencontre avec des hommes de bien et de paix 

 
«À l’origine, je suis palestinien. Mais je suis aussi Israélien. Depuis 1948, nous payons le prix des guerres. Je crois en la paix et le jour où nous y parviendrons, ce sera la plus belle région du monde ! Nous méritons tous de vivre dans la tranquillité » (Ali Sallam, maire de Nazareth).

C’est par ces paroles inaugurales que le maire de Nazareth, Ali Sallam salue une délégation de journalistes et de leaders d’opinion venue comprendre cette coexistence en acte dans cette ville, haut lieu de la chrétienté.
 
Nazareth, ville de Galilée où Jésus y a exercé son ministère est majoritairement arabe. Le monde entier y vient en pèlerinage et le maire assure qu’il n’y a pas de différence entre chrétiens et musulmans. Pour preuve, il fait même référence à de récents mariages mixtes entre chrétiens et musulmans.
 
Sur le conflit israélo-palestinien, Ali Sallam ne prône qu’une seule voie : celle de la paix qu’il faut faire par tous les moyens quitte à en appeler aux dirigeants du monde entier pour faire s’asseoir Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas à une table de négociation. Il estime qu’il ne faut plus perdre du temps. De son point de vue, les lieux saints doivent être respectés et Robert Zbili, président du KKL et sa vice-présidente Corinne C.Katz saluent « l’homme de bien et de paix » qu’est Ali Sallam incitant bien des politiques à venir trouver inspiration auprès de ce dernier.

Les échanges entre journalistes et le maire sont teintés de sincérité et de franchise. De tels propos aussi réalistes qu’optimistes n’avaient, selon R. Zbili, jamais été entendus et reçus avec une telle intensité.

S’en suit une promenade dans les ruelles grouillantes de Nazareth et une visite guidée de l’Église de l’Annonciation. Forte de ses trésors historiques, la ville de Nazareth a même demandé son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco.


 

Père Djibril Naddaf

 
Autre rencontre marquante, celle avec ce prêtre porteur d’un sionisme vibrant : Djibril Naddaf.
 
Il dirige courageusement le forum de sensibilisation à l’enrôlement des jeunes chrétiens dans l’armée de Tsahal.
Malgré les menaces reçues de musulmans radicaux et les attaques dont son fils a été victime, cette personnalité religieuse au regard intense et au discours engagé rappelle que 160 000 chrétiens parlent arabe en Israël sur 1,3 millions de musulmans. Le père Djibril Naddaf estime donc représenter «la minorité des minorités».

 
À l’heure où les Chrétiens d’Orient sont menacés et persécutés, faire son service militaire relève plus d’un droit que d’un devoir, selon lui, qui sait ce que le christianisme doit au judaïsme. Face au terrorisme dans la région, l’État d’Israël doit être fort car en Israël, les minorités sont protégées.

«Ici, je peux prier», assène-t-il, «me promener en soutane dans les rues, je peux être élu à la Knesset, je peux même critiquer le gouvernement».

En 2014, près de 110 jeunes chrétiens se sont enrôlés.
Pour ce prêtre au combat singulier, boycotter Israël, c’est haïr, porter atteinte aux Droits de l’Homme et ses paroles résonnent encore plus au regard des derniers attentats de Paris le 13 novembre 2015 :

«Il faut instaurer la justice et éliminer les idéologies religieuses extrémistes, celles qui veulent éradiquer tous ceux qui sont différents».

Daesh est évidemment désigné comme la menace la plus sérieuse.

 

Plantations et commémoration dans le parc Nahal Hamoré

 
Parallèlement, d’autres groupes de la Délégation française ont participé à une cérémonie de plantation d’arbres dans le parc Nahal Hamoré, à Afoula. Le parc, aménagé grâce à une donation des amis du KKL-France,  commémore les trois jeunes gens qui ont été enlevés et assassinés dans le Goush Etzion : Eyal Ifrah, Yaakov Naftali Frenkel et Gilad Mickaël Shahar, que leur mémoire soit bénie.

Le lit de la rivière, autrefois à l’abandon, est devenu un très bel espace vert grâce à ce projet exclusif. Le KKL a redessiné le parcours du lit de la rivière, l’a nettoyé et a planté un bosquet d’arbres d’Eretz Israël : oliviers, caroubiers, chênes, pistachiers et gainiers rouges.

La cérémonie de plantation a commencé par la lecture de versets des Psaumes qui montrent le lien entre le peuple juif et son pays. Ils ont été lus par Fino Ederi, le délégué du KKL en France et par Eti Lankri, du desk d’Europe du KKL Israël. «La tradition juive souligne le lien entre l’homme et la nature en Eretz Israël» a déclaré un membre de la délégation, Arlette Toledano-Ley.

«Nous n’oublierons jamais l’assassinat barbare de trois jeunes gens  innocents» a dit Fabien Salam, président du KKL de Toulouse. Alors que nous éduquons nos enfants à vivre en paix, les autres prêchent la haine. Mais au cours de ce voyage en Israël, nous avons entendu beaucoup de voix qui souhaitent la paix, c’est pourquoi nous devons conserver l’espoir que cela est possible ».

Le rabbin Albert Guigui (ci-contre), grand rabbin de Belgique, a lu la Prière du Planteur et les membres de la délégation sont allés planter des arbres dans le parc. « La plantation d’un arbre est une expérience formidable a dit Adrien Azoulay, C’est une grande joie de contribuer au miracle de l’Etat d’Israël qui a transformé une région aride en un pays vert. »

Cette journée a marqué la fin de la visite du nord du pays pour les membres de la délégation de France. Ils ont passé le shabbat à Jérusalem en attendant la poursuite de leur voyage dans le sud la semaine prochaine.


 

Shabbat à Jérusalem


Avec la présence exceptionnelle de M. Tzah’i Hanegbi, ancien ministre et président de la Commission de la Sécurité et des Affaires étrangères de la Knesset,
Certains visiteurs de la Délégation très émus,découvrent pour la première fois, la ville trois fois sainte de Jérusalem et se rendent au Kotel pour s’y recueillir dans une atmosphère de sérénité. 

Dimanche 1er novembre

L’eau, source de vie !


L’eau est nécessaire à la survie de toutes les créatures vivantes partout dans le monde, surtout dans une région chaude et aride comme Israël. Notre délégation « Israël aujourd'hui et demain » a consacré une journée de son voyage à la visite de divers systèmes de gestion et économie de l'eau, plus particulièrement dans le sud du pays.

La délégation a pu voir de près les diverses réalisations du KKL pour le développement de ressources en eau d’Israël et l'usage qu'en fait l'agriculture. Entre autres, le KKL a édifié des réservoirs d’eau recyclée, des réservoirs destinés à  endiguer les eaux de crue, a construit des stations de purification des eaux usées, restauré des rivières polluées et financé des centres de recherche et de développement (centre de Recherche & Développement) en agronomie.

Les divers groupes ont visité la station d’épuration des eaux usées de Sorek,  la station de traitement des eaux usées du Goush Dan et son centre d’accueil des visiteurs à Rishon-le-Zion, les piscines Arié  et le réservoir de Tifrah dans le Néguev occidental, le centre de R&D du sud situé dans la région du Bessor et Beit Nahmiass, le centre d’accueil des visiteurs du KKL dans le sud.

 

Shofdan: les eaux usées de Tel-Aviv dans le Néguev


Shofdan sont les initiales en hébreu des eaux usées du Goush Dan qui alimentent l’une des plus grandes usines de recyclage de l’eau dans le monde, située à Rishon-le-Zion. Son centre d’accueil des visiteurs a pour but d’enseigner l’écologie au public et de montrer ce qui se trouve sous le sol du centre du pays. Cette expérience interactive comporte des films, la simulation d’un voyage dans une canalisation souterraine et des explications sur les processus du recyclage de l’eau.

Les membres de la délégation française ont appris comment Israël est devenu le leader mondial du recyclage de l’eau, sachant que plus de 70% des eaux usées d’Israël sont purifiées et servent à l’agriculture.  Actuellement, la majeure partie de l’eau utilisée pour l’agriculture est de l’eau recyclée. La purification des effluents permet de faire fructifier les champs du Néguev, elle représente une source d’eau bon marché accessible aux agriculteurs, économise l’eau potable qui a une grande valeur et empêche la pollution environnementale des rivières et de la mer.

L’eau purifiée est d’une qualité qui approche la qualité de l’eau potable et convient à toutes les catégories de cultures agricoles et à l’irrigation des jardins publics. Des processus de contrôle rigoureux  permettent un suivi de la qualité de l’eau.

«C’est une source d’inspiration de voir comment Israël, un pays qui a si peu de ressources naturelles, réussit à trouver des solutions pour lui et pour le monde entier grâce à son intelligence, sa créativité et ses innovations» nous a confié Nicole Benhamou de Nice.
 

R&D dans le sud : des fruits et des légumes poussent dans le désert !


Étape suivante de cette journée, la station de Recherche et Développement du sud, située dans la région de Bessor,  dédiée à l’agronomie est confrontée à un climat chaud et sec ; elle exploite les avantages relatifs de la région. Les chercheurs de la station de R&D cherchent comment mettre au point sur le long terme des technologies de production innovantes et essaient d’introduire sur le marché des nouveaux produits agricoles. Le KKL soutient la R&D avec l’aide de ses amis dans le monde et d’autres partenaires. Une partie des recherches sont effectuées avec le soutien des amis du KKL de France.

«L’objectif des expériences et des recherches que nous effectuons est de créer des nouvelles variétés de fruits et de légumes et des méthodes de travail novatrices qui aideront les agriculteurs dans leurs cultures, a expliqué Liana Ganot, coordinatrice du tourisme et responsable de la protection des plantes à la station de R&D. Nous cherchons des variétés qui conviennent au climat, au sol et à l’eau de cette région ».

Plus de 40% des tomates d’Israël proviennent de la région dont la station de R&D sud est responsable. L’une des expériences importantes réalisée ici porte sur l’irrigation des tomates en serre par l’air,  pendant toute la journée. L’irrigation modulée est effectuée en fonction de la température et de l’humidité. Grâce à cette méthode révolutionnaire, la récolte de tomates est passée de 12 tonnes à 30 tonnes au dounam (1 dounam = 1/10 d’ha).

Les membres de la délégation ont particulièrement admiré le système de suspension des fraises en l’air pour protéger les fruits et faciliter la récolte. Ils ont été surpris d’apprendre qu’on fait même pousser des ananas dans le Néguev, dans le cadre d’une expérience de R&D. D’autres expériences effectuées par la R&D essaient d'améliorer la culture des poivrons, aubergines, choux, choux-fleurs, brocolis,  fruits de la passion, raisins, grenades, fleurs, etc.

L’irrigation de nombre de cultures est effectuée par le système d’arrosage goutte à goutte. Le saviez-vous ? Cette invention israélienne a eu beaucoup de succès dans le monde entier. Ces systèmes d’irrigation informatisés possèdent des moyens de contrôle sophistiqués que l’on peut même déclencher avec un smartphone.

Liana Ganot a souligné que les connaissances obtenues grâce à la R&D aident des agriculteurs du monde entier qui viennent apprendre de l’expérience israélienne. Même des agriculteurs de Gaza viennent à la station de R&D dans la mesure où la situation sécuritaire le permet. La région du Bessor se trouve à 600 m de la frontière avec la Bande de Gaza. Souvent, des roquettes ont été tirées sur la région, ce qui a provoqué l’effondrement d’arbres et la déchirure de bâches par des fragments de roquettes.
"C’est une sorte de  miracle que l’on puisse pratiquer l’agriculture dans des conditions aussi difficiles dans une région tellement sèche» nous a confié Hugo Billard, journaliste et professeur d'histoire à de Paris qui poursuit : "l’esprit d’entreprise des Israéliens sauvegarde l’indépendance de l’État, ce qui revêt une importance considérable. C’est impressionnant de voir comment Israël, la nation des start-up, utilise la technologie dans tous les domaines de la vie ".

 

Rencontre avec des soldats et leurs familles dans une base navale de la Marine nationale à Ashdod


Le lieu de rencontre entre les soldats et leurs familles est étendu, verdoyant et agréable pour les soldats et leurs proches. Il a été aménagé avec le soutien des amis du KKL-France dans une base de la Marine nationale d’Ashdod. Il comprend une place pavée, des bancs de pique-nique, des pergolas pour donner de l’ombre et un jardin paysager. Les membres de la délégation ont inauguré ce nouveau projet  au cours d’une cérémonie qui a eu lieu sur place, avec la participation de soldats et d’officiers de la Marine.

Le commandant de la base, le général de réserve Idan Ben Moché, a prononcé une allocution en l’honneur des invités : « Grâce à vous, notre base est plus belle que jamais. De même qu’Israël se développe et s’embellit, il en est de même de notre base et ce jardin est le centre de la base. Grâce à vous, les soldats auront un endroit pour se reposer et rencontrer leurs amis, leurs conjoints et leur famille. »

Réouven Naamat, le délégué qui termine son mandat au KKL de France, a souligné que le KKL aménageait ces lieux de rencontre entre les soldats et leurs familles dans de nombreuses bases militaires dans tout le pays, dont divers projets réalisés avec le concours du KKL de France.


Moment d'émotion, Philippe Lévy, en charge de la communication du KKL de Paris a lu des versets de plusieurs Psaumes et le Rabbin Albert Guigui, grand rabbin du KKLde Belgique, a lu une bénédiction pour les soldats de Tsahal.

Alice Karouby, membre du Bureau du KKL de France,  s’est adressée personnellement aux combattants de la Marine : « Israël a gagné et continuera à gagner  la guerre sur l’eau. Vous représentez ceux qui combattent pour votre patrie sur mer et sous la mer ».

De plus, le capitaine de corvette Irad Shtater s’est adressé aux invités pendant la cérémonie d’inauguration de la place pour leur expliquer en quoi consiste la mission de la Marine d’Ashdod, les défis et les menaces auxquels elle est confrontée, surtout l’infiltration en provenance de  la Bande de Gaza. Il a souligné: « Notre mission consiste à protéger l’espace marin et les équipements stratégiques d’Israël ».

A la fin de la visite, le général de réserve Ben Moché a pris congé des invités avec des paroles chaleureuses : « J’espère que vous avez pu ressentir aujourd’hui non seulement la brise marine mais aussi l’esprit qui anime nos soldats. Vous êtes notre soutien et je suis fier de ce que vous faites pour Israël ».

À la fin de cette journée chargée et passionnante dans le sud du pays, tous les membres de la délégation sont retournés à Jérusalem pour une soirée de clôture inédite, avec la participation du chanteur populaire israélien Harel Skaat.
 
C’était la dernière soirée de la délégation,  la veille de sa dispersion et de son retour en France et les délégués ont fêté joyeusement cet événement par des chants et des danses.

Lundi 2 novembre

La plantation d'arbres au parc France-Adoulam


Le dernier jour du séjour en Israël correspond à la conclusion d'une semaine au cours de laquelle, les participants ont parcouru le pays de la Galilée jusqu’au Néguev. La délégation a rencontré des personnes intéressantes et visité des lieux passionnants et riches . Elle a découvert Israël sous un jour nouveau avec ses paysages, ses cultures ethniques, ses industries de pointe en matière d'eau, d'agriculture et de sécurité.

La meilleure manière d’achever le voyage de cette délégation en Israël fut, dans toute sa symbolique, cette cérémonie de plantation d’arbres dans le Parc France-Adoulam. Le Parc s’étend sur une superficie de cinq mille hectares dans la  Plaine de Judée. Il abonde en paysages magnifiques, une riche histoire s’y est déroulée et il compte un grand nombre de sentiers pédestres et de pistes cyclables. C’est grâce au soutien des amis du KKL-France qui ont financé  divers projets, dont des sites archéologiques, des sentiers pédestres et des pistes cyclables, que la mise en valeur du Parc a été possible.

Le KKL de France a décidé d’adopter le Parc en 2009 et depuis il est de plus en plus attractif et attire des centaines de milliers de promeneurs de tout le pays. « C’est l’un des plus beaux parcs d’Israël » a fait remarquer Reouven Naamat, délégué sortant du KKL.

Parmi les sites archéologiques les plus remarquables  du Parc : Hirbet Itri, qui comporte les vestiges d’un village antique de l’époque du second Temple, le village byzantin de Burgin avec un splendide sol en mosaïque, des puits, un bain rituel, des grottes funéraires et des tunnels mystérieux. Tel Adoulam est l’emplacement supposé de la ville biblique d’Adoulam.

La cérémonie de plantation d’arbres a eu lieu près du centre édifié en hommage aux amis du KKL de France, à l’extrémité du parc France-Adoulam. En traversant le parc pour aller planter des arbres, les membres de la délégation ont vu une exposition d’instruments agraires antiques  et ils ont été impressionnés par la riche histoire de cette région.

Fino Edery, délégué actuel du KKL, a expliqué au groupe qu'ils étaient les premiers à planter au parc Adoulam après l’année de shmita (jachère) pendant laquelle la terre se repose selon la tradition juive. Puis tout le monde s’est mis à l’ouvrage.

« Planter des arbres en Israël m'émeut toujours », nous confie Philippe Darmon, responsable des événements du KKL à Paris.

« La plantation symbolise notre amour pour Israël et notre profonde estime pour le KKL » a déclaré Patricia A. de Toulouse.

« C’est le premier arbre que je plante en Israël et c’est une immense satisfaction » a ajouté Paul C. de Toulouse.

Pour Fanny L. de Paris c'était la premier arbre qu'elle plantait en Israël. « Je suis venue en Israël assez souvent auparavant mais je n’avais jamais planté d’arbre. C’est commme réaliser un rêve».

La visite de la délégation s’est achevée par le site Mini Israël, situé à Latroun, qui expose les monuments importants du pays en miniatures. Après avoir parcouru le pays en tous sens, les membres de la délégation ont pu voir les modèles réduits de plusieurs sites qu’ils ont visités et les sites qu’ils n’ont pas eu le temps de voir cette fois-ci. Ce sera peut être pour l’année prochaine !



«Nous avons vécu une semaine qui a compté pour nous et nous a tous influencés» a dit Fino Edery, juste avant la dispersion du groupe. «Nous avons appris à connaître Israël et à mieux comprendre la façon dont on vit dans ce pays.
C’est la deuxième année que cette délégation existe et nous allons continuer cette tradition au cours des prochaines années ».


Textes et recueils : Philippe Lévy et Ahuva Bar Lev (KKL-Jérusalem)
Crédits photo: Yossi Zamir