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Trois ans plus tard...

En août 2005, 7000 Juifs de la bande de Gaza étaient évacués, manu militari, à la suite d'une décision gouvernementale diversement appréciée : le retrait unilatéral du Gush Katif. Réinstallés dans le Néguev de l'ouest avec l'aide du KKL, ils commencent à retrouver leur stabilité économique et sociale.

D'aucuns avaient peut-être sous-estimé les effets humains du déracinement. Toujours est-il que les habitants juifs de la bande de Gaza ont dû reconstruire leur vie après trente ans de résidence, pour les plus anciens, dans ces territoires méridionaux soudainement abandonnés par Israël. « Après l'évacuation, se souvient l'un d'eux, Glen Eilon, Netiv Haasara s'est retrouvée en première ligne des tirs ennemis. Des milliers d'Arabes se relayaient, à 300 mètres de notre nouveau village, pour appeler à notre destruction ! Quant aux infrastructures et bâtiments en cours de construction que nous leur avions laissés, ils n'ont pas été mis à profit pour héberger des familles, des classes d'école et des lits d'hôpital : ils servent désormais de terrain d'entraînement aux terroristes », ajoute-il, plein d'amertume.
Si la population évacuée partage en majorité ce sentiment, confirmé par les 7000 kassams qui sont tombés depuis sur Sderot et les 1000 missiles qui ont frappé Netiv Haasara, elle s'applique désormais à retrouver son niveau de vie initial et à rebâtir une agriculture de réputation internationale. Dans ce domaine, l'action du KKL a été et demeure essentielle. À la fois soucieux de venir en aide à ces Israéliens arrachés à leurs terres et d'assurer le peuplement du Néguev, seul à même d'intégrer cette région désertique et excentrée du pays, le KKL a procédé, dès l'annonce de la décision gouvernementale, à la préparation des terrains destinés à les accueillir. À Halutziot par exemple, quatre nouveaux villages ont été fondés par l'institution sioniste, dans une zone de collines arides et peu accessibles... Après l'aplanissement des terrains, maisons, routes et serres agricoles ont peu à peu transformé cet espace désolé en foyer de renouveau. Ainsi, les anciens résidents du Gush Katif ont pu renouer avec la vie active, sans renoncer à leur organisation communautaire et sociale, héritée des implantations de la bande de Gaza. Sur le plan économique, la réussite est également au rendez-vous : trois ans à peine après leur réinstallation, ils exportent déjà des poivrons dans le monde entier ! Par ailleurs, les routes de contournement édifiées par le KKL assurent la sécurité des exploitants, des écoliers et des soldats, protégés ainsi des tirs du Hamas. S'il reste beaucoup à faire, force est de reconnaître que l'investissement déterminant du KKL a su renouveler ce « miracle sioniste » qui fait la force d'Israël !

Bonne rentrée à tous !