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Tout bio tout neuf !

Grâce à l'ingéniosité d'un jeune ingénieur israélien et à l'investissement du KKL, le premier système national de filtre biologique est en voie d'achèvement dans la banlieue nord de Kfar Saba. Sa fonction ? Collecter les eaux de pluie pendant la saison humide et les recycler au bénéfice de la municipalité.

Les égouts de la plaine côtière recueillent chaque année des centaines de millions de mètres cubes d'eaux usées, déversées en pure perte dans la mer, qu'elles contribuent du reste à polluer. Du fait de la concentration urbaine et de l'extension des zones bâties, de moins en moins d'eaux de ruissellement nourrissent les nappes phréatiques régionales, à la fragilité croissante.
Face à ce constat alarmant et à la crise de l'eau chronique qui affecte l'État d'Israël, Yaron Zinger, ingénieur en biotechnologies issu de l'université de Beer Sheva, a conçu un système de filtre révolutionnaire fondé sur les vertus assainissantes de certaines plantes et bactéries. Si le principe était connu depuis quelques années, aucune application concrète n'avait vu le jour jusqu'à ce que notre scientifique ne croise la route du KKL. En effet, lors d'un séjour d'études auprès de confrères de l'université de Monash, à Melbourne, le jeune chercheur a rencontré les leaders du KKL australien qui se sont aussitôt mobilisés pour concrétiser ce projet d'avenir, bientôt relayés par le KKL de Jérusalem. Huit villes (Holon, Bat Yam, Yavne, Rehovot, Modiin, Hadera, Kfar Saba et Raanana) ont immédiatement manifesté leur intérêt pour ce « biofiltre » capable de produire une eau de qualité, proche des normes de consommation courante.
À Kfar Saba, qui a été retenue en tant que ville pilote, le premier dispositif expérimental, sis dans le futur parc municipal, devrait être fonctionnel d'ici l'hiver. Un système de drainage collectera les eaux de pluie de près du tiers de la superficie de la cité. Leur teneur en nitrates, résidus de fuel, métaux lourds et autres polluants sera analysée, puis elles seront canalisées dans des bassins de stockage où des couches de végétaux, de sable et des bactéries seront chargées de dégrader et absorber les substances nocives. Après un contrôle de leur qualité, placé sous la houlette de l'Autorité des eaux, elles pourront être réinjectées dans les nappes phréatiques, par le biais de cinq puits jusqu'alors désaffectés. Durant l'hiver, les surplus seront dirigés vers le nahal Raanana. À la saison sèche, le système aura pour fonction de mesurer la qualité des eaux des puits et de les filtrer, le cas échéant. Et le tout fonctionnera sans plus d'énergie que celle dégagée par le minutieux ouvrage des bactéries et les plantes.
« Je suis très reconnaissant envers le KKL d'Australie d'avoir donné le coup d'envoi de ce projet, insiste Yaron Zinger. Cette nouvelle source d'eau aura, je l'espère, un impact positif sur la faune et la flore. » Quand l'équipement des villes de la plaine côtière en biofiltre se sera généralisé, l'aquifère le plus menacé d'Israël pourra enfin compter sur une inversion de la tendance actuelle, qui combine les effets néfastes de la surexploitation et de la pollution. Amélioration de la qualité des eaux souterraines, limitation de la détérioration des rivières, accroissement des ressources en eau, embellissement du paysage, autant de bienfaits qui militent en faveur d'une innovation qui n'a pas encore révélé tout son potentiel !


Le KKL sera présent au salon « Planète, mode d'emploi » qui se tiendra au parc des expositions de la porte de Versailles du 24 au 27 septembre. Rendez-vous incontournable de la rentrée, cet événement inédit réunira les meilleurs spécialistes du développement durable et des technologies « propres ». En qualité de première organisation « verte » d'Israël, le KKL y présentera au grand public ses réalisations et projets en faveur de la défense de l'environnement
Plus d'infos :
www.planetemodedemploi.fr