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Ressourcement à Nes Harim
Afin de permettre aux jeunes de Sderot de bénéficier de quelques jours de répit loin des bombardements en provenance de la bande de Gaza, le KKL d'Australie a invité cinquante d'entre eux à participer à un séjour de découverte au centre forestier de Nes Harim. Des vacances particulièrement bienvenues après des semaines de vive tension.
Alors que les Juifs du monde entier s'affairaient aux préparatifs des fêtes de Pessah, les 750 000 citoyens israéliens du Néguev subissaient, terrés au fond des abris, les avalanches de rockets et obus du Hamas et autres organisations terroristes palestiniennes. Ces derniers n'ont pas hésité à viser un autocar scolaire avec un missile antichar, causant une blessure mortelle à un lycéen de 16 ans. Dans ce contexte critique, les précaires accalmies ne laissent en aucun cas augurer un retour à la normale, concept du reste très relatif pour les frontaliers de la bande de Gaza.
En soutien aux populations sinistrées, le KKL australien a proposé à la municipalité de Sderot d'organiser un voyage pour cinquante jeunes au centre du KKL de Nes Harim, à proximité de Jérusalem. Quelques jours avant Pessah, un groupe d'adolescents de la localité méridionale a ainsi pu visiter, en toute quiétude, plusieurs sites de l'institution sioniste, à l'exemple de Tel Azeqa, du point de vue de Masuah ou encore des sources de Sataf, haut lieu de l'agriculture antique. Les jeunes ont également profité d'une excursion au Kotel et des attractions plus prosaïques qu'offre la capitale d'Israël. Depuis la promenade Hess de Talpiot, chacun a pu apprécier la splendide vue d'ensemble sur le mont du Temple et ses environs.
« Quand je dis aux Israéliens d'autres régions que je vis à Sderot, ils me considèrent comme un infortuné dont il faut avoir pitié, a témoigné Daniel, l'un des bénéficiaires du séjour. Cela m'ennuie : je suis au contraire très fier de l'endroit où j'habite ! » Et son ami Reuven de poursuivre : « Depuis que nous sommes tout petits, nous vivons avec les kassams. Ces vacances sont merveilleuses... même si nous retrouverons la triste réalité en rentrant chez nous. » « Je n'arrive pas à imaginer qu'il n'y ait pas de kassam ici, souffle Lianna. Dès que j'entends une porte claquer, je saute comme s'il s'agissait d'un missile, puis je réalise que nous sommes à l'abri, à Nes Harim. » De son côté, Tair n'a pas manqué de remercier les généreux donateurs australiens pour leur geste hautement apprécié. D'ailleurs, les jeunes ont tenu à écrire des cartes postales, dans leur meilleur anglais, à leurs bienfaiteurs d'Océanie afin de leur exprimer toute leur gratitude.
La terre