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Renaissance forestière

En juillet 2006, la guerre entre Israël et le Hezbollah se soldait, entre autres conséquences, par des centaines d'hectares de forêt ravagés par les flammes. Deux ans plus tard, grâce aux efforts conjoints du KKL et de scientifiques, la nature reprend peu à peu ses droits.

En dépit de la mobilisation héroïque des forestiers du KKL durant les bombardements incessants de la milice chiite, des milliers de dounams de forêts naturelles et de plantations sont partis en fumée en moins d'un mois. Loin de céder au découragement face à ces décennies de travail anéanties, l'institution sioniste a aussitôt planifié la réhabilitation des espaces verts de Galilée et du Golan qui ont payé le plus lourd tribut à la fureur terroriste. Elle est même parvenue à transformer ce désastre écologique en opportunité de renouvellement et de diversification des espèces.

Une récente tournée d'inspection, conduite par Zvi Avni, directeur de la division de l'Afforestation du KKL, a permis aux participants d'évaluer la pertinence des mesures engagées dès la cessation des hostilités. Les forestiers du KKL s'appliquent actuellement à abattre et évacuer les 200 derniers dounams de forêt calcinés, sur les collines de Naphtali et dans la forêt de Biria ; 5000 dounams ont d'ores et déjà été traités. La décision du KKL de parier sur la récupération de certains jeunes arbres s'est avérée justifiée : nombreux sont ceux dont le feuillage commence à reverdir. Au total, 3000 dounams ont été replantés, tandis que certaines zones ont été confiées à la régénération naturelle. Afin de restaurer la fertilité des sols, des solutions écologiques ont également été mises en œuvre (copeaux de bois, champignons microscopiques...). Les forêts sinistrées ont été provisoirement interdites au public et les plantations, irriguées de manière à soutenir la croissance des arbres naturels et plantés.

Dans les années qui viennent, les experts devront s'engager dans une gestion étroite et réfléchie des espaces boisés ainsi reconstitués, qu'il s'agisse d'élaguer les houppiers ou de privilégier tel ou tel plant. Il convient en effet de définir le nombre d'arbres idéal par surface pour assurer à la forêt sa viabilité et sa résistance face aux aléas climatiques (sécheresse notamment). La variété des espèces constitue du reste un atout que les forestiers du KKL ne manqueront pas d'exploiter. Par exemple, le cyprès s'avère moins vulnérable aux incendies que le pin, largement dominant dans la région jusqu'alors. Une aubaine en pays méditerranéen sensible aux feux de forêt, même en période de paix ! Chêne, térébinthes, amandiers, conifères et arbres caduques, la nouvelle physionomie des forêts septentrionales d'Israël illustre à merveille ces enseignements du livre de Job (14 : 7-9) : « L'arbre est espérance. Quand on le coupe, il repousse [...] Quand son tronc tombe en poussière, il reverdit au contact de l'eau, il lui pousse des branches comme à une jeune plante. »