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Le KKL à l’aide des orphelins rwandais

Même si la communauté internationale ne s’est alors pas empressée de mettre à exécution ses principes d’interventionnisme humanitaire, l’atroce génocide qui s’est abattu sur le Rwanda, voici 14 ans, a horrifié la planète entière et plus particulièrement le peuple juif, sensibilisé plus qu’aucun autre aux dérives mortifères de la haine raciale. Afin de permettre aux survivants de renouer avec une existence pacifique et prospère, le KKL s’est donné pour mission de leur enseigner l’agriculture.

C’est ainsi que l’institution sioniste a préparé des terrains agricoles, construit des serres et des ruches aux abords d’un village de jeunes que le Joint a édifié en faveur des orphelins du massacre de masse de 1994. Ses installations lui permettront de former ces nouvelles générations aux techniques agricoles qui leur seront nécessaires à la reconstruction de leur pays. À la charité pure et simple, le KKL a préféré les mérites de l’apprentissage des savoir-faire, gage d’autonomie et de dignité. « Grâce à ces outils, ils pourront sortir durablement de la pauvreté », se réjouit Efi Stenzler, président du KKL mondial, soucieux, avant tout, de l’avenir de ces jeunes Africains qui ont tant souffert.

Pour répondre au mieux à leurs attentes, une délégation d’experts du KKL s’est rendue au Rwanda de manière à établir une liste des cultures à privilégier au sein de sa ferme-école. À l’issue de cette étude, avocat, mangue, fruit de la passion et prune sont les espèces qui semblent s’adapter le mieux à l’environnement local. À une époque où la biodiversité s’avère de plus en plus menacée, le projet comprend également un volet de conservation génétique des fruits autochtones du Rwanda. Il ne néglige pas non plus la culture du bois de chauffe, essentielle à la préservation des forêts naturelles. Les ruches donneront par ailleurs aux jeunes l’opportunité de découvrir une production à forte valeur ajoutée, aisément commercialisable.

Fier que les jeunes Rwandais puissent se réapproprier leur patrimoine national grâce au KKL, Efi Stenzler ne manque jamais de souligner la générosité de l’institution sioniste en matière de coopération internationale. Toujours prête à partager ses savoirs et compétences en matière de gestion des espaces verts et des ressources en eau, de combat contre la désertification et de recherche appliquée, elle se félicite d’un partenariat de longue date avec le service américain des Forêts et l’International Arid Lands Consortium (IALC). Le KKL a par ailleurs procédé récemment à des échanges de délégations scientifiques avec l’Indonésie, le Nigeria, le Paraguay, le Chili et le Mexique. Preuve qu’au-delà des conflits politiques surmédiatisés, les solidarités transnationales, discrètes mais non moins efficaces, ont toujours voix au chapitre !

Le KKL vous souhaite de très bonnes vacances !