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Course solaire

À l’issue d’un périple de 60000km à travers le monde sans la moindre goutte d’essence, l’enseignant suisse Louis Palmer a présenté en Israël, dans la forêt Ofer du mont Carmel, son prototype de taxi solaire 100% écologique. Une initiative soutenue par le KKL, quotidiennement investi dans la préservation de l’environnement.

Il fallut un an à l’inventeur helvétique, assisté d’une équipe de plus de deux cents personnes, pour mettre au point le concept. Une autre année fut nécessaire pour construire le véhicule ultraléger, composé d’aluminium et de fibre de verre, et sa remorque équipée de panneaux photovoltaïques. Les tests ont réclamé douze autres mois avant que ne débute un long voyage de démonstration aux quatre coins de la planète. 40e étape du circuit de Louis Palmer, Israël s’est intéressé de bonne heure à l’énergie solaire, dont il s’est fait une spécialité, comme en attestent les panneaux qui recouvrent les toitures des bâtiments publics et privés depuis les années 80. Il allait donc de soi que l’État juif réservât le meilleur accueil au concepteur du taxi solaire, invité en Terre promise sur l’initiative de Tzur Mishal, en association avec le KKL, dans le cadre du festival Ecolnoa (cinéma et environnement) qui se tient à Jérusalem en novembre et décembre.

«Mon objectif est de montrer à des millions de personnes que nous pouvons nous passer d’essence, a déclaré Louis Palmer devant un public captivé, dont des élèves des écoles Almogim et de Amirim de Kiryat Yam. Enfant, je rêvais de parcourir le monde, mais quand j’ai grandi, j’ai compris que les déplacements polluaient. Pour réaliser mon rêve, j’ai créé une automobile solaire!» Le véhicule, dont la vitesse est limitée à 90 km/h, fonctionne avec une batterie qui permet de couvrir 300 km. Le promoteur du taxi solaire a exposé les avantages de son prototype: contrairement aux voitures classiques, il ne pollue pas, ne fait aucun bruit et ne coûte rien en carburant. Une aubaine si l’on se réfère à l’évolution prévisionnelle des cours du pétrole! Et si le temps s’avère nuageux, il est possible d’utiliser une batterie de secours, rechargeable, au besoin, sur secteur électrique. «C’est une excellente solution d’avenir, et j’espère que, dans quelques années, nous conduirons tous des véhicules tels que celui-ci », a conclu l’orateur. Promouvoir la transition vers l’après-pétrole au nom de l’environnement, voilà une préoccupation qui ne saurait laisser le KKL indifférent!