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Biofiltre : objectif dépassé !
À l'issue de sa première saison complète de service, le biofiltre de Kfar Saba, projet expérimental mis en œuvre par le KKL, la municipalité et le scientifique Yaron Zinger, son concepteur, a donné toute satisfaction. Bien plus, son efficacité a permis d'entrevoir des applications que les acteurs du programme n'avaient pas initialement envisagées!
«Israël est un petit pays qui a un gros problème d'eau!», a lancé Zeev Kedem, directeur du département de la Collecte du KKL, à l'occasion du premier bilan d'activité du biofiltre, projet phare de recyclage écologique des eaux de ruissellement urbaines, qui a rassemblé les partenaires de l'opération, dont une importante délégation australienne. «Le KKL a accompli une œuvre majeure en menant à bien la construction de réservoirs d'eau qui répondent à une large part des besoins agricoles, mais ce n'est pas suffisant pour pallier le déficit auquel le pays est confronté, a-t-il poursuivi. Nous pouvons et nous allons recourir à la désalinisation de l'eau de mer, mais cette solution, coûteuse et polluante, n'est pas idéale. De plus, les eaux ainsi obtenues sont impropres à l'irrigation des cultures du fait de leur faible taux de minéralisation. C'est pourquoi nous attachons tant d'importance au projet du biofiltre, qui exploite des ressources jusqu'alors inutilisées.» Après avoir rappelé le parcours de Yaron Zinger, doctorant à l'université Monash de Melbourne et spécialiste de la technologie du biofiltre, l'orateur a souligné l'enthousiasme avec lequel le KKL et ses donateurs australiens ont décidé de lui apporter leur concours.
Non sans remercier à son tour les généreux contributeurs et le KKL sans lesquels «le projet n'aurait jamais vu le jour», le jeune scientifique a établi un état des lieux éloquent : «Nous avons constaté que les eaux de ruissellement de Kfar Saba étaient très polluées comparativement aux normes américaines et australiennes. Or, après qu'elles ont été traitées via le biofiltre, leur qualité correspond aux standards internationaux de l'eau potable. Nous avons donc décidé de les canaliser vers l'aquifère, afin de le restaurer et d'en diminuer la salinité, accentuée par l'infiltration mécanique d'eau de mer. Ainsi, cette technologie n'est pas seulement utile sur le plan local, mais pour le pays tout entier.» Même si plusieurs municipalités se sont déjà déclarées très intéressées, l'universitaire souhaite auparavant tester son prototype dans d'autres régions géographiques et climatiques avant d'entreprendre une exploitation à échelle plus large. Gageons que le biofiltre n'a pas fini de faire parler de lui!
La terre