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Alerte rouge
À l’occasion du Yom Yerushalaïm, le KKL de France a organisé une tournée d’information sur le quotidien des habitants de Sderot et de sa région, en compagnie d’un résident de la cité méridionale, Georges Adjedj. L’opportunité, pour les Montpelliérains, les Franciliens, les Niçois, les Toulonnais et les Marseillais, de prendre conscience des périls physiques et psychologiques qu’affrontent jour après jour, dans leurs vies publique et intime, les quelque 50 000 habitants du sud-ouest israélien.
Lors du voyage « Israël en Vert » de mars dernier, les amis français du KKL, en visite de solidarité à Sderot, avaient déjà rencontré Georges Adjedj, responsable de la sécurité auprès de la mairie de la ville frontalière, où il réside depuis 1970. Sur invitation du KKL, il a accepté de venir témoigner de son expérience dans plusieurs grandes villes de l’Hexagone. À Paris, il a été rejoint par deux jeunes concitoyennes, Dina Cohen et Ruth Margolin, conviées par Serge Hajdenberg, président de Radio J.
En ce lundi 2 juin, à la synagogue de la place des Vosges, régnait une attention que seule peut susciter la gravité de l’instant. Sponsorisée par la banque Leumi, la soirée était introduite par le président du KKL, Frédéric Nordmann. Après avoir salué les hôtes du KKL et les personnes présentes, ce dernier a appelé de ses vœux, en cette année du 60e anniversaire de l’État juif, « la libération complète d’Israël, qui ne saurait être effective tant que des citoyens seront soumis aux attaques terroristes ». « Symbole d’un espoir de paix trahi », selon les termes de Clément Weill Raynal, modérateur de la conférence, le sort de Sderot et de sa région a tout à la fois ému et révolté l’assistance, unanimement pénétrée d’un sentiment de solidarité à l’égard de ces Israéliens des abords de la bande de Gaza, bombardés sans trêve par les meurtriers du Hamas.
Après la diffusion d’un reportage réalisé par un journaliste américain sur le traumatisme permanent imposé aux habitants de Sderot, Georges Adjedj a évoqué les tragiques lendemains du « désengagement », porteurs de cruelles désillusions pour ceux qui y croyaient encore. Au fil de son témoignage, outre les victimes et les lourds dégâts matériels, il a rendu compte de la panique quotidienne qui saisit les habitants de la ville au son des alertes « tseva adom » (« couleur rouge »), du conditionnement des plus jeunes, des troubles psychologiques qui frappent l’essentiel des résidents, de l’impossibilité de s’écarter des abris lorsqu’on ne dispose que de quinze secondes avant l’impact… De son côté, Dina Cohen, originaire de Marseille, a rejoint Sderot, quelques années après son alya, afin de poursuivre ses études à l’université Sapir. Elle s’y est établie et y élève aujourd’hui un enfant de huit mois, au grand dam de sa famille de Jérusalem, rongée d’inquiétude. « Je ne quitterai pas la ville, affirme-t-elle. Il n’est pas question que le terrorisme décide des orientations de mon existence! » Et la jeune maman de souligner que « 7000 kassams sur Sderot et ses environs, ce sont 7000 tentatives d’assassinat ». Son amie Ruth Margolin, du kibboutz Netiv Haasara, s’applique à faire connaître ces réalités aux journalistes étrangers. Professeur à Sapir, la jeune femme, qui ne demande qu’à « vivre en paix », a rappelé que 300 à 500 missiles étaient envoyés chaque mois sur le territoire israélien, notamment à l’heure où les enfants se rendent à l’école. Trois jours après cet exposé, un obus de mortier emportait Amnon Rosenberg, 51 ans, au kibboutz Nir Oz…
En clôture de cette émouvante soirée, le délégué général du KKL, Michaël Bar-Zvi, a fait part au public des initiatives du KKL en faveur de ces populations : vacances pour les enfants dans les centres éducatifs du KKL, séjours pour les familles près de Jérusalem, édification d’un terrain de sport abrité, mais aussi routes de sécurité. C’est précisément en faveur de la construction d’une de ces voies sécurisées, entre de Netiv Haasara et Yad Mordekhaï, que le KKL de France se mobilise aujourd’hui. Grâce à votre soutien, enfants et agriculteurs pourront se rendre à l’école ou aux champs sans risquer leur vie !
N’oubliez pas de vous inscrire au trophée de golf Simon-Laufer, qui aura lieu le 19 juin prochain à Apremont (Oise) ! Pour toute information, contactez le 01 42 86 88 88.
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