Vous êtes ici : Accueil > KKL France > Institution > Institution KKL

Institution KKL

LE KKL, FER DE LANCE DE LA RÉDEMPTION DE LA TERRE D’ISRAËL

Le concept de rédemption de la terre d’Israël provient du commandement biblique :
« Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement » (Lévitique, 25:23). Dépositaire de la gestion de ces terres, au nom du peuple juif tout entier, le KKL les alloue à bail pour des périodes renouvelables de 49 ans. En ce sens, il garantit l’unité et le caractère juif de la terre inaliénable d’Israël.

En effet, après avoir procédé au rachat de terres en Eretz Israël pendant près de cinquante ans, le KKL se consacra, après la création de l’État d’Israël en 1948, au défrichement, au reboisement et au développement national. En 1961, le KKL signa une convention avec le gouvernement, en vertu de laquelle toutes les terres d’État (92 % de la surface nationale) seraient administrées selon les principes du KKL, c’est-à-dire en curatelle à perpétuité au nom du peuple juif et uniquement allouées à bail. L’Autorité domaniale du KKL fut ainsi établie comme seul agent de défrichement et d’aménagement des terres pour le peuplement et le reboisement. Illustrant le principe biblique selon lequel l’usufruit de la terre revient à ceux qui la cultivent et lui accordent leur sollicitude, le KKLn’a eu de cesse, par ses acquisitions de terres, ses travaux de défrichement, de conservation du sol et de l’eau, ses plantations d’arbres, ses constructions de routes et ses efforts en faveur de la protection de l’environnement, de concrétiser la promesse sioniste de Theodor Herzl.

Brève histoire des grandes réalisations du KKL

• Au cours de ses premières décennies d’existence, le KKL acquit des biens fonciers en Basse-Galilée et en Judée, puis contribua à l’établissement du premier kibboutz (Deganya), du premier moshav (Nahalal), de la première cité juive moderne (Tel-Aviv), ainsi qu’à l’aménagement des cadres d’éducation hébraïque secondaire et universitaire. Il construisit des quartiers d’ouvriers et d’immigrants et s’attela au reboisement des terres désertiques.

Pendant les années trente et quarante, l’institution sioniste acheta et défricha les terres des vallées de Jezréel, Zevulon, Hefer et Beth Shean, participa à l’édification des villages «fortifiés», dits «Tour et Muraille », et au peuplement de la région frontalière septentrionale. Par ailleurs, il défricha des terres en Haute-Galilée, ouvrit à la population les collines de Jérusalem et le Néguev, afin de les assimiler à la Palestine juive, malgré les restrictions britanniques alors en vigueur.

Dans les années cinquante et soixante, le KKL assécha les marais de la vallée de la Houla, reboisa la Haute-Galilée et le corridor de Jérusalem, ouvrit de nouvelles aires de peuplement, défricha les régions frontalières, accrut ses plantations d’arbres dans le Néguev, construisit des routes d’accès aux zones isolées et mit en œuvre des projets de peuplement en Haute-Galilée.

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il aménagea de multiples infrastructures résidentielles sur les collines de Judée et de Galilée, aida à réinstaller les implantations du Sinaï après le traité de paix avec l’Égypte, créa des parcs forestiers et récréatifs. Il bâtit des ceintures vertes autour des villes, inaugura des sites touristiques, accéléra le développement dans la vallée de la Arava et le reste du Néguev, aménagea des barrages et réservoirs d’eau, entama le drainage de la vallée de Jezréel et apporta sa contribution au logement de milliers de familles de nouveaux immigrants.

Dans les années quatre-vingt-dix et deux mille, le KKL s’est attaché à désenclaver les régions périphériques d’Israël, le Néguev et la Galilée, afin de stimuler le développement économique et humain du Nord et du Sud du pays. Infrastructures routières, agricoles et touristiques, constructions de réservoirs d’eau, plantations de forêts, recherche et développement en matière agricole, projets éducatifs et écologiques, tout est mis en œuvre, depuis une quinzaine d’années, pour faire reculer le désert et soutenir le peuplement et le dynamisme des régions les moins denses d’Israël. Par ailleurs, le KKL a contribué au logement et à l’intégration économique, sociale et culturelle de centaines de milliers de nouveaux immigrants issus, principalement, de l’ancien bloc de l’Est et d’Éthiopie. Le KKL a également œuvré, récemment, à la réinstallation dans le Néguev des familles évacuées du Gush Katif en août 2005.

les réalisations du kkl en chiffres

imageEn à peine plus d’un siècle d’existence, le KKL…

· A acquis et défriché 300000 ha de terresdont 110000 ha pour les besoins de l’agriculture;
· A drainé 65000 ha de terres;
· A assuré les travaux de terrassement de plus de 1000 localités;
· A planté plus de 230 millions d'arbres sur plus de 100000 ha et continue de planter 3 millions d'arbres par an;
· A aménagé plus de 400 parcs et forêts, qui accueillent chaque année plus de 12 millions de promeneurs;
· Entretient 4 000 ha de prairieset 40000 ha de forêts naturelles;
· A construit plus de 170 bassins de rétention d'eau et réservoirs, d’une capacité totale de stockage de 100 millions de m3d’eau, soit 6% de la consommation annuelle du pays;
· A construit 7 000 km de routes;
· A aménagé des dizaines de sites pour le logement de nouveaux immigrants (Eilat, Ofakim, Beersheva, Nazareth, Safed, Maalot…).

Les grands pôles d’action du KKL

Les grands pôles d’action du KKL


Outre la promotion de l’éducation sioniste et la sensibilisation au respect de l’environnement, trois grands axes résument l’action du KKL en Eretz Israël: la terre, l’arbre et l’eau. Chacun de ces «chantiers», pourvoyeurs d’emplois, a stimulé la croissance nationale et transformé le paysage en profondeur.

Symboles et traditions


Parce que son succès repose sur la participation du peuple juif tout entier au projet sioniste, le KKL entretient avec la diaspora un lien fidèle et privilégié. C’est ainsi qu’au cœur de cette relation sans équivalent, des traditions à forte valeur symbolique ont vu le jour et sont perpétuées jusqu’à ce jour.

· Le tronc bleu: diffusé pour la première fois en 1904, le tronc bleu du KKL permit à des millions de Juifs de concrétiser leur attachement à la terre de leurs ancêtres par une contribution personnelle, aussi modeste fût-elle. Cette petite boîte en fer blanc rendit le sionisme accessible à tous. Présentant, sur l’une de ses faces, la carte des terres rachetées par le KKL, le tronc servit en outre d’outil pédagogique: à chaque nouvelle édition, l’étendue croissante de la propriété juive en Eretz Israël rendait compte des progrès réalisés par le KKL et au nom du peuple juif. Aujourd’hui encore, il est considéré comme l’un des symboles les plus forts du sionisme en actes.
· Les timbres: depuis 1902, date à laquelle fut imprimé le premier timbre «de Sion» à l’occasion du premier anniversaire de la création du KKL, ce dernier a émis plus de 4000 timbres d'intérêt historique et philatélique, qui contribuèrent à populariser le sionisme. Fêtes juives, figures bibliques, dirigeants sionistes, personnalités juives de l'art et de la science, événements de l’histoire d’Israël furent (et sont toujours!) autant de prétextes à l’émission de timbres commémoratifs. Du reste, en 1948, les timbres du KKL ont été, pour quelques mois, officiellement utilisés par la toute jeune poste israélienne. Désormais objets de collection, les timbres du KKL figurent en bonne place dans les expositions internationales en Europe et en Amérique du Nord.
· Les Livres d’honneur: chroniques vivantes de l’histoire juive du XXeet du XXIesiècles, les Livres d’honneur du KKL comptent plus de 500000 inscriptions. Inaugurés par le Livre d’Or de 1902, ces registres commémorent les grands événements et personnages liés à l’histoire d’Israël. La première inscription fut réalisée par Theodor Herzl à la mémoire du «père» du KKL, Hermann Tsvi Shapira. Depuis lors, des centaines de milliers d’hommes et femmes ont rejoint les têtes couronnées, hommes d’État et autres figures de renom honorées par le peuple juif. Au fil des années, le KKL a ouvert des livres supplémentaires à destination de tous : le Livre des Enfants, le Livre des Bar/Bath Mitsva, le Livre des Mariages, le Livre des Plantations, le Livre des Dons et le Livre de l’Alya.
· La plantation individuelle: quiconque habite ou visite Israël peut y planter un arbre de ses propres mains, en l’honneur ou à la mémoire d’amis, de proches ou de personnalités. Plus de 50 000 arbres sont ainsi plantés, chaque année, dans les cinq centres de plantation du pays, aussi bien par des particuliers que par des invités officiels.

Lectures


• Le KKL, tout commence ici, éditions Yedioth Ahronoth, 2002, 204 p. (album illustré édité à l’occasion du centenaire du KKL).
• Adama, magazine trimestriel édité par le KKL de France.